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Nucléaire iranien: l'Agence internationale de l'énergie atomique et l'Iran toujours opposés

Après deux jours de "discussions intensives" mercredi et jeudi les divergences entre l'Iran et l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) subsistent.

18 janv. 2013, 11:06
L'Iran et l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) ont de nouveau échoué à se mettre d'accord sur le contrôle du programme nucléaire controversé iranien.

L'Iran et l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) ont de nouveau échoué à se mettre d'accord sur le contrôle du programme nucléaire controversé iranien. C'est ce qu'à déclaré vendredi à Vienne après son retour de Téhéran le chef des inspecteurs de l'agence onusienne, le Belge Herman Nackaerts.

Après deux jours de "discussions intensives", mercredi et jeudi, "des divergences subsistent quant à une approche structurée en vue d'analyser une éventuelle dimension militaire du programme nucléaire iranien" et "aucun accès à la base militaire de Parchin a été garanti", a précisé Herman Nackaerts.

Toutefois, les inspecteurs de l'AIEA et les négociateurs iraniens ont convenu de se retrouver le 12 février à Téhéran.

Une précédente réunion à la mi-décembre n'avait duré qu'une journée et chaque camp avait salué de "bonnes" discussions en vue d'un accord en janvier. Mais, dès la semaine dernière, le Directeur général de l'AIEA, le Japonais Yukiya Amano, avait douché les espoirs de percée, déclarant qu'il "n'était pas vraiment optimiste".

Les discussions entre l'AIEA et l'Iran traînent depuis un an. Elles portent sur la signature d'un "accord global" et permettent aux experts onusiens d'enquêter librement sur le programme nucléaire iranien. Téhéran est soupçonné par la communauté internationale de visées militaires, ce qu'il dément catégoriquement.

L'agence souhaite un accès plus large à certains sites, documents ou responsables scientifiques, notamment un accès à la base militaire de Parchin. Celle-ci pourrait avoir abrité des tests d'explosions conventionnelles susceptibles d'être utilisées pour déclencher une bombe atomique.

Rafale de sanctions

L'enrichissement d'uranium est au coeur du conflit qui oppose l'Iran à l'AIEA et à l'Organisation des Nations Unies (ONU). Le Conseil de sécurité a déjà infligé une rafale de sanctions économiques à la République islamique, sanctions encore renforcées par les Etats-Unis et l'Union européenne.

Les discussions avec l'Iran, dans l'impasse depuis trois ans, devraient reprendre les 28 et 29 janvier, peut-être à Istanbul, en Turquie. Elles se dérouleront cette fois dans le cadre du groupe "5+1", qui comprend les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne) et l'Allemagne.

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