Obama presse la Chambre de voter une aide

Le président américain a pressé mercredi les républicains de la Chambre des représentants de voter «sans délai» une aide aux victimes de l'ouragan Sandy. Les élus des régions touchées ont de leur côté critiqué «l'inaction» de cette assemblée.

02 janv. 2013, 22:18
Obama rencontrait aujourd'hui les chefs de file du Congrès afin de trouver une solution à propos du "mur budgétaire".

Début décembre, la Maison Blanche avait demandé au Congrès une  rallonge budgétaire de plus de 60 milliards de dollars en faveur des  régions du nord-est dévastées fin octobre par l'ouragan meurtrier  Sandy.

Le Sénat a adopté vendredi cette aide de 60,4 milliards de  dollars. Mais la Chambre des représentants, à majorité républicaine  et qui était mobilisée mardi soir par le vote sur un texte de loi  visant à éviter l'impasse budgétaire, ne l'a pas soumise au vote  comme envisagé, alors que sa session se termine jeudi.

«Je demande instamment aux républicains de la chambre des  Représentants de faire la même chose (que le Sénat, ndlr), de  soumettre au vote cette importante demande aujourd'hui, et de  l'adopter sans délai pour nos compatriotes américains», a déclaré  dans un communiqué le président, qui a téléphoné à ce sujet au  gouverneur du New Jersey, le républicain Chris Christie.

Colère

Dans un communiqué commun publié mercredi, Chris Christie et son  homologue de l'Etat de New York, le démocrate Andrew Cuomo, ont  exprimé leur colère. «Avec tout ce que (les Etats de) New York et du  New Jersey et nos millions d'habitants et nos petites entreprises  ont enduré et souffert, cette indifférence et cette inaction  continue de la Chambre des représentants est inexcusable», ont-ils  jugé.

«Quand des citoyens américains sont dans le besoin, nous venons à  leur aide. Cette tradition a été abandonnée par la Chambre des  représentants la nuit dernière», déplorent les deux élus.

Un représentant républicain de Long Island, Peter King, a  critiqué son propre parti. «Le parti républicain a dit qu'il était  le 'parti des valeurs familiales'. La nuit dernière, il a tourné le  dos à la valeur la plus essentielle de toutes, celle d'apporter à  manger, un abri, des vêtements et de l'aide aux gens touchés par une  catastrophe naturelle», a-t-il affirmé sur CNN.