Perquisitions dans deux cabinets d'avocats dans l'affaire Tapie

Des perquisitions ont été menées dans les cabinets de l'avocat de Bernard Tapie. Elles sont liées au conflit entre l'homme d'affaires et le Crédit Lyonnais au sujet de la revente de l'équipementier sportif Adidas en 1993.
07 août 2015, 10:56
Bernard Tapie attends a meeting at the financial commission of the National Assembly in Paris, Wednesday Sept. 10, 2008. A decision awarded 285 million euros ($ 449 million) to maverick businessman Tapie as compensation for the mishandling of the 1990's sale of sportswear maker Adidas. The case had dragged on for 14 years amid various legal twists and turns, with Tapie _ a former government minister, sports tycoon and actor _ arguing that he had been defrauded out of millions in the sale. (AP Photo/Thibault Camus)

Des perquisitions ont été menées dans les cabinets de l'avocat de Bernard Tapie et d'un des défenseurs du Consortium de réalisation (CDR), structure publique qui gérait le passif du Crédit Lyonnais. Elles sont liées à l'enquête sur le recours à un arbitrage lors de la vente d'Adidas.

Ces perquisitions ont été menées vendredi, a indiqué lundi une source proche de l'enquête, confirmant une information du site d'informations Mediapart. La brigade financière avait mené la veille des perquisitions aux domiciles de Bernard Tapie et du PDG de France Télécom Stéphane Richard, selon une source judiciaire.

Ces investigations font suite à l'enquête sur les conditions dans lesquelles a été réglé, en 2008, le conflit entre Bernard Tapie et le Crédit lyonnais au sujet de la revente de l'équipementier sportif Adidas en 1993.

Le parquet de Paris a ouvert en septembre dernier une information judiciaire pour "usage abusif des pouvoirs sociaux et recel de ce délit" au préjudice du CDR, structure créée en 1995 pour gérer le passif du Crédit lyonnais après sa quasi-faillite.

Cette information judiciaire s'ajoutait à la procédure visant l'ancienne ministre de l'Economie Christine Lagarde et ouverte l'été 2011 par la Cour de justice de la république (CJR) pour "complicité de détournement de fonds publics et de faux".