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Positions durcies dans l’affaire du «Sea Watch 3»

Depuis onze jours, le navire battant pavillon néerlandais est bloqué en mer, avec 47 migrants à bord, au large des côtes siciliennes.

30 janv. 2019, 00:01
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Au fil des heures, le bras de fer se durcit entre le gouvernement italien et l’ONG Sea Watch, qui affrète le navire «Sea Watch 3» depuis novembre 2017. Fidèle à sa ligne anti-migratoire, véritable point phare de sa campagne électorale des législatives de mars 2018 et maintenant des élections européennes de mai 2019, Matteo Salvini refuse de laisser débarquer en Sicile les 47 migrants, dont 13 mineurs, repêchés en mer au large des côtes libyennes le 19 janvier dernier. «Nous en avons déjà trop accueilli et cela nous a coûté déjà trop cher mais en revanche, si la Hollande ou l’Allemagne accepte...