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Présidence de l'UMP: Copé et Fillon revendiquent chacun la victoire

L'élection d'un héritier politique de Nicolas Sarkozy à la présidence de l'UMP, le premier parti d'opposition en France, a tourné dimanche soir à la guerre ouverte.

19 nov. 2012, 12:52
Quelque 300'000 adhérents UMP ont été appelés à voter.

Les partisans de Jean-François Copé et de François Fillon continuent à revendiquer la victoire lundi à la mi-journée après dépouillement des bulletins de vote pour la présidence de l'UMP venant des deux tiers des départements. La commission chargée de les départager a repris ses opérations de comptage, interrompues dans la nuit.

L'actuel secrétaire général du parti et l'ancien Premier ministre se considèrent tous deux vainqueurs de ce scrutin qui risque de diviser durablement l'UMP en deux camps.
 
"Département par département, les résultats que nous avons annoncés hier soir semblent se confirmer, en tout cas il n'y a pas de contentieux sur un grand nombre de départements que nous avons examinés", a déclaré à la presse l'ancien ministre Christian Estrosi, soutien de François Fillon.
 
"À l'heure qu'il est, pour nous, représentants de Jean-François Copé, l'avance que nous avons signalée hier n'est pas altérée, elle est même légèrement accrue", a de son côté affirmé Roger Karoutchi, directeur de campagne de Jean-François Copé, faisant notamment état de 100 voix "gagnées" en Moselle.
 
Jean-François Copé a estimé dimanche soir avoir un peu plus de 1.000 voix d'avance, tandis que François Fillon affirme devancer le secrétaire général de l'UMP de 224 voix.
 
À la mi-journée, les comptages ont été validés dans une soixantaine de département, soit environ les deux tiers du total, ont indiqué les proches des deux candidats.
 
Pas d'heure limite
 
Selon Roger Karoutchi, directeur de campagne de Jean-François Copé, il restera lundi soir "quelques cas qui sont des cas à problème". La commission de contrôle se réunira seule, sans les représentants des candidats, pour trancher sur les cas litigieux qui n'obtiennent pas un accord des deux parties", a-t-il ajouté, soulignant que la commission ne s'était pas "fixé d'heure limite" pour la proclamation des résultats.
 
Les deux candidats ont dénoncé des fraudes dans certains bureaux de vote. L'équipe de Jean-François Copé a notamment demandé que la Commission ne prenne pas en compte les résultats d'un bureau de vote du XVIe arrondissement de Paris et de plusieurs bureaux des Alpes-Maritimes. Mais elle s'estime gagnante même s'ils sont comptabilisés.
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