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Présidentielle américaine: Biden passe devant Trump en Géorgie et s'approche de la Maison Blanche

Joe Biden est passé devant Donald Trump en Géorgie et a rattrapé son retard initial. Le dépouillement des votes se poursuit dans les quatre derniers Etats.

06 nov. 2020, 11:30
Joe Biden compte désormais un millier de voix d'avance sur Donald Trump en Géorgie, selon CNN.

Joe Biden s'est encore rapproché de la Maison Blanche vendredi. Il a pris la tête de la course dans l'Etat-clé de Géorgie, au lendemain de nouvelles accusations de fraude proférées sans la moindre preuve par Donald Trump, qui continue d'affirmer être vainqueur.

Dans un dépouillement qui avançait au compte-gouttes, la tendance s'est inversée au petit matin en Géorgie: mené depuis le scrutin de mardi, l'ancien vice-président démocrate devançait désormais le président républicain de 917 voix.

 

 

Au vu des résultats ultraserrés, aucun grand média américain n'a toutefois pour l'instant attribué définitivement la victoire à un des deux candidats dans cet Etat qui vaut seize grands électeurs.

Les compteurs pour arriver au "nombre magique" de 270 grands électeurs ouvrant les portes de la Maison Blanche restaient donc bloqués: 253 ou 264 voix pour Joe Biden, selon que les médias lui aient ou non attribué l'Arizona, et 214 pour Donald Trump.

Pennsylvanie déterminante

Les Etats-Unis ont aussi les yeux rivés sur la Pennsylvanie, qui pourrait mettre fin au suspense avec ses 20 grands électeurs. L'avance initiale de Donald Trump continuait de fondre au fur et à mesure que les bulletins envoyés par courrier - souvent à 80% en faveur de Joe Biden - étaient comptés.

Vendredi peu avant 12h00 suisses, le milliardaire républicain ne menait plus que de 18'229 voix d'avance en Pennsylvanie.

A l'inverse, Donald Trump bénéficie directement, en Arizona, de la prolongation du dépouillement. Il était en train de rattraper Joe Biden, risquant de faire perdre au démocrate les onze grands électeurs que l'agence AP et Fox News lui avaient attribués dès la nuit électorale de mardi.

Trump plus isolé

Plus de deux jours après l'élection, le président apparaît isolé au sein de son propre parti dans sa croisade contre un "vol" du scrutin. "Nous n'avons entendu parler d'aucune preuve", a réagi sur ABC Chris Christie, ex-gouverneur du New Jersey, mettant en garde contre le risque d'attiser les tensions sans éléments tangibles.

Voler des centaines de milliers de voix signifierait un complot d'une ampleur digne d'un film de James Bond. C'est impossible
Karl Rove, ancienne conseiller de George W. Bush

"Voler des centaines de milliers de voix signifierait un complot d'une ampleur digne d'un film de James Bond. C'est impossible", a de son côté écrit sur son blog Karl Rove, ancienne éminence grise de George W. Bush.

Donald Trump a en revanche reçu le soutien des sénateurs Lindsey Graham et Ted Cruz. "Je peux vous dire que le président est en colère et je suis en colère, et les électeurs devraient être en colère", a déclaré ce dernier sur Fox News.

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