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Proche-Orient: l'ONU et les USA s'activent pour obtenir un cessez-le-feu

Plus de 600 Palestiniens et 29 Israéliens ont perdu la vie en deux semaines. L'ONU et les États-Unis multiplient les efforts pour obtenir un arrêt des hostilités, mais ni Israël, ni le Hamas ne semblent prêts à les écouter.

22 juil. 2014, 19:33
Le secrétaire d'État John Kerry a notamment rencontré le président égyptien Sissi au Caire, ce mardi.

Le chef de l'ONU et celui de la diplomatie américaine tentaient mardi d'arracher un cessez-le-feu, deux semaines après le début de l'offensive israélienne dans la bande de Gaza. Mais Israël estime qu'un arrêt n'est pas à l'ordre du jour et a pilonné à nouveau de nombreuses cibles, tuant au moins 20 Gazaouis.

"Mon message aux Israéliens et aux Palestiniens est le même: 'Arrêtez de combattre, commencez à parler'", a déclaré le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon lors d'une conférence de presse avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

M. Ban a appelé le Hamas et ses alliés à cesser "immédiatement" les tirs de roquettes sur Israël, mais il n'a pas ménagé non plus les autorités israéliennes. "Nous devons adresser les problèmes de fond, notamment la reconnaissance mutuelle, l'occupation, le désespoir et la négation de la dignité (des Palestiniens)", a-t-il affirmé.

Rencontre Kerry/al-Sissi

De son côté, M. Netanyahu a appelé le monde à considérer le Hamas comme responsable des centaines de civils tués en deux semaines d'opérations militaires israéliennes à Gaza. "Le peuple de Gaza est la victime du régime brutal du Hamas", a dit le Premier ministre israélien.

Au Caire aussi, un cessez-le-feu a été évoqué par le secrétaire d'Etat américain John Kerry. Il a rencontré M. Ban et le président Abdel Fattah al-Sissi. Il a de nouveau appelé le Hamas à accepter la proposition égyptienne d'interruption des affrontements.

Dizaines d'Israéliens tués

A Doha, le président palestinien Mahmoud Abbas et le chef du Hamas Khaled Mechaal avaient convenu lundi "d'oeuvrer ensemble en faveur d'un cessez-le-feu". Mais le Hamas a annoncé de nouveaux tirs sur l'Etat hébreu. Une roquette a fait deux blessés en tombant sur une commune près de l'aéroport international Ben-Gourion de Tel-Aviv, selon des responsables israéliens.

Depuis le début des hostilités, quelque 1600 impacts de roquettes ont été totalisés en Israël et 396 autres projectiles ont été interceptés par le système anti-missile. L'armée israélienne a elle aussi affiché sa résolution à poursuivre son offensive, malgré un lourd bilan de 27 soldats et deux civils tués.

Aide évoquée par Kerry

"Nous allons poursuivre cette opération pour lutter contre le terrorisme", a assuré un porte-parole de l'armée, Peter Lerner.

Le ministre de l'Economie Naftali Bennett, l'un des plus durs du gouvernement Netanyahu, a exprimé son opposition à tout cessez-le feu: "Nous payons un prix élevé et nous n'allons pas faire le travail à moitié".

M. Kerry a réaffirmé le "droit d'Israël à se défendre". Dans la nuit, il s'était dit néanmoins "profondément inquiet" du sort des civils de Gaza, premières victimes du conflit dans l'enclave densément peuplée et assiégée. Il a promis 47 millions de dollars d'aide aux civils.

Plus de 600 Palestiniens tués

Au moins 20 Palestiniens ont été tués mardi dans les frappes, dont une femme enceinte et une fillette de quatre ans. Ceci porte le bilan à au moins 613 tués, quelque 3700 blessés et 100'000 déplacés. L'armée israélienne a elle évoqué 183 "terroristes" tués depuis le 17 juillet.

En Suisse, une manifestation a réuni mardi en fin de journée 150 personnes à Lausanne et 50 à Genève tandis qu'un rassemblement était prévu à Paris à l'appel du collectif national pour la paix entre Israéliens et Palestiniens quelques jours après les débordements qui ont émaillé des rassemblements pro-Gaza non autorisés.

Cisjordanie également touchée

Dimanche, plus de 70 Palestiniens, dont de très nombreux civils, avaient trouvé la mort dans la banlieue de Chajaya (est de Gaza), dans des pilonnages massifs de l'artillerie israélienne. Ce bombardement a été qualifié de "massacre" et de "crime de guerre" par la Ligue arabe et d'"action atroce" par l'ONU.

La tension monte également en Cisjordanie, où un Palestinien a été tué lundi soir, et dans les grandes villes arabes du nord d'Israël.

Ce cycle de violences a été déclenché par l'enlèvement et le meurtre en juin de trois adolescents israéliens, attribués par Israël au Hamas, suivis de l'assassinat d'un jeune Palestinien brûlé vif à Jérusalem.

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