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Rapprochement Cuba-Etats-Unis: belle initiative ou trahison?

Les réactions pleuvent suite au rapprochement historique mercredi entre les Etats-Unis et Cuba suite à un échange de prisonniers.

18 déc. 2014, 07:44
In this image from TV, US President Barack Obama shakes hands with Cuban President Raul Castro at the FNB Stadium in Soweto, South Africa, in the rain for a memorial service for former South African President Nelson Mandela, Tuesday Dec. 10, 2013. The handshake between the leaders of the two Cold War enemies came during a ceremony that's focused on Mandela's legacy of reconciliation. Hundreds of foreign dignitaries and world heads of states gather Tuesday with thousands of South African people to celebrate the life, and mark the death, of Nelson Mandela who has became a global symbol of reconciliation. (AP Photo/SABC Pool)

Les dirigeants d'Amérique latine ont salué l'annonce d'un rétablissement des relations diplomatiques entre les Etats-Unis et Cuba. A leurs yeux, cette initiative et l'échange de prisonniers qui l'accompagne vont permettre d'apaiser la bataille idéologique divisant le continent américain depuis des décennies.

 "Il faut saluer le geste du président Barack Obama (...) Il s'agit peut-être de l'initiative la plus importante de sa présidence", a dit le président vénézuélien Nicolas Maduro.

"C'est une trahison"

Pour les exilés anticastristes de Miami, ville américaine où la majorité de la diaspora cubaine a trouvé refuge, la reprise des relations entre les Etats-Unis et l'île communiste ne va profiter qu'à La Havane. Certains auraient aimé qu'Obama éovque l'organisation d'élections libres.

"C'est une trahison", a réagi Carlos Muñoz Fontanil. Il a réagi peu après avoir appris que les Etats-Unis avaient consenti à libérer trois espions cubains contre l'élargissement d'un espion détenu à Cuba depuis vingt ans et la libération d'un Américain, Alan Gross, détenu depuis cinq ans.

La Maison Blanche souhaite que l'embargo commercial américain sur Cuba soit levé avant que le président Barack Obama ne quitte ses fonctions, a déclaré mercredi Josh Earnest, porte-parole de la présidence, soit avant 2017.

Egide canadienne et intervention papale

Le processus de normalisation des relations entre les Etats-Unis et Cuba a commencé en toute discrétion au printemps 2013 sous l'égide du Canada. Il s'est accéléré après l'intervention personnelle du pape François l'été dernier, jusqu'à l'annonce historique de mercredi.

Tout commence au printemps 2013, quand Barack Obama autorise en secret le lancement de discussions exploratoires avec le gouvernement cubain en vue d'une normalisation de leurs relations. La première réunion a lieu au Canada en juin 2013, a relaté un haut responsable américain à des journalistes, sous couvert d'anonymat.

Suivront près d'un an et demi de discussions directes, et de réunions principalement au Canada, entre Américains et Cubains, jusqu'au mois dernier. Des messages sont échangés par les canaux existants: la Section d'intérêts américains à La Havane, celle des Cubains à Washington, et les missions diplomatiques aux Nations unies.

Mais c'est le rôle du Vatican et du pape François que Washington a tenu à souligner mercredi. Barack Obama a adressé ses remerciements personnels au pape, dans son allocution annonçant le rapprochement.

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