Real-Barça: 1200 policiers mobilisés, six fois plus que d'habitude

1200 policiers seront déployés pour la sécurité autour du stade Santiago Bernabeu pour le match Real Madrid-FC Barcelone ce samedi. C'est six fois plus de forces de l'ordre que d'habitude. Sur le plan sportif, il reste encore quelques incertitudes concernant les entrées en jeu de Messi pour le Barça et de Benzema pour le Real.

20 nov. 2015, 07:20
/ Màj. le 20 nov. 2015 à 12:37
Sergio Ramos du Real et Jérémy Mathieu du Barça de nouveau opposé à l'occasion du Clasico ce samedi à Madrid.

Le Real Madrid est sous pression avant de recevoir le FC Barcelone pour un clasico à fort enjeu samedi (18h15) au sommet du championnat d'Espagne, dans un contexte d'autant plus tendu que la sécurité sera renforcée après les attentats de Paris.

Le déploiement au stade Santiago-Bernabeu de quelque 1200 policiers, six fois plus que d'habitude, a accaparé les esprits avant ce sommet du football mondial, programmé pour la 12e journée de Liga. Au point d'occulter le retour attendu de la star Lionel Messi après deux mois de blessure.

Même si le gouvernement espagnol n'a fait état d'"aucune menace spécifique", toutes les précautions devraient être prises pour encadrer cette affiche classée "à haut risque", match de clubs le plus regardé au monde avec au moins 500 millions de téléspectateurs. Une minute de silence sera aussi organisée en hommage aux 129 personnes tuées le 13 novembre dans la capitale française.

Sur la pelouse, la tension sera aussi à son comble. Ce 231e clasico de l'histoire s'annonce capital entre le leader barcelonais (1er, 27 pts) et son dauphin madrilène (2e, 24 pts): l'éventuel vainqueur prendra les commandes du classement et un ascendant psychologique.

"La rivalité est immense", a résumé l'attaquant madrilène Gareth Bale. "Cela ajoute de la pression sur le terrain, cela rend ces matches si spéciaux et palpitants."

Benitez joue gros

Toute défaite relèguerait le Real à six longueurs des Catalans. Un tel écart si tôt dans la saison ferait vaciller l'entraîneur madrilène Rafael Benitez, déjà critiqué pour sa première défaite de la saison, à Séville le 8 novembre (3-2), et ses choix tactiques plutôt frileux.

Son équipe affiche pourtant la meilleure attaque de Liga (26 buts) devant celle du Barça (25) et la deuxième meilleure défense (7 buts encaissés) derrière celle de l'Atletico (6 buts). Mais le club merengue a souvent été sauvé par son épatant gardien Keylor Navas et n'a pas su profiter de la blessure au genou gauche de Messi pour s'échapper au classement.

L'inconnue est de savoir si Messi jouera d'entrée. Ce serait une prise de risque et Luis Enrique préférera peut-être lancer l'Argentin en fin de rencontre, comme il l'avait fait avec succès en septembre, déjà à Madrid, contre l'Atletico (victoire 2-1).

Côté madrilène, l'effectif est au complet pour la première fois de la saison mais l'interrogation concerne Karim Benzema. Si le Français a repris l'entraînement après plus d'un mois d'absence (ischio-jambiers), aura-t-il la tête au football pour son premier match depuis sa mise en examen dans l'affaire de chantage présumé à la "sex-tape" de Mathieu Valbuena ?