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Renho, une singulière cheffe de l’opposition

Née taïwanaise, elle a failli devoir renoncer à son poste à cause de ses origines.

19 sept. 2016, 23:06
/ Màj. le 20 sept. 2016 à 00:01
epa05540335 Newly elected chief of Japan's main opposition Democratic Party Renho Murata speaks under a Japanese national flag during a news conference in Tokyo, Japan, 15 September 2016. Reno Murata has been appointed as first female leader of the party. She succeeds Katsuya Okada.  EPA/KIMIMASA MAYAMA JAPAN POLITICS DEMOCRATIC PARTY

Jadis, Renho faisait le mannequin, posant façon panthère en bikini pour vanter les mérites des systèmes audio embarqués automobiles Clarion. Aujourd’hui, elle sourit triomphalement (et habillée) sur les affiches grisâtres de la première formation d’opposition du Japon, le Parti démocrate (PD). Avant, Renho était taïwanaise. Mais à 17 ans, elle a profité d’un changement légal pour acquérir aussi la nationalité japonaise. Renho est aussi une femme, ce qui passe pour être le dernier obstacle vers le pouvoir politique dans un pays où il est détenu par un cénacle masculin et souvent consanguin (la plupart des hommes politiques japonais sont des héritiers). A 48 ans, l’ancienne vedette de télévision a brisé en même temps trois plafonds de verre, en remportant jeudi dernier l’élection interne de son parti.

Cheveux courts, large sourire, l’air d’un poussin qui vient de briser sa coquille, Renho – de son nom d’usage unique – est désormais le...

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