Risque d'attentat: la Suisse n'interdit pas les ordinateurs et les tablettes dans les avions

Les voyageurs de certains pays arabes et de la Turquie à destination des aéroports suisses pourront garder leur ordinateur ou leur tablette dans les cabines. L'Office fédéral de l'aviation civile renonce, pour l'heure, à les interdire, comme c'est désormais le cas aux Etats-Unis ou au Royaume-Uni.
22 mars 2017, 11:14
La Suisse n'emboîte pas le pas des Etats-Unis ou du Royaume-Uni.

La Suisse ne va pas emboîter le pas aux Etats-Unis et au Royaume-Uni en interdisant ordinateurs portables et tablettes dans les cabines de certains avions pour prévenir des actes terroristes. L'OFAC a décidé de ne pas appliquer cette mesure, du moins pour l'instant.

Washington a invoqué un risque d'attentats pour interdire les appareils électroniques plus gros qu'un téléphone portable, liseuses et appareils photos compris, sur une cinquantaine de vols quotidiens de neuf compagnies aériennes en provenance de certains pays arabes et de Turquie, s'ils ne voyagent pas en soute. Londres a pris dans la foulée des mesures similaires.

Londres a pris dans la foulée des mesures similaires. L'interdiction devra être effective "d'ici samedi", a déclaré mercredi un porte-parole du gouvernement britannique.

L'Office fédéral de l'aviation civile (OFAC), qui tenait une réunion d'urgence mercredi matin, a décidé de surveiller de près la situation à l'international et de rester en contact avec les deux pays anglo-saxons. Il analysera également de façon continue les recommandations de ses experts par rapport à une éventuelle menace terroriste.

"A court terme, on peut penser à un renforcement des contrôles d'aéroports que l'on connaît, notamment du matériel électronique", a dit à l'ats Nicole Räz, porte-parole de l'OFAC, évoquant également un échange d'informations plus profond et systématique avec d'autres pays. "Il s'agit d'examiner en continu nos mesures de sécurité et de les adapter si nécessaire".

Même si d'autres pays se joignent aux décisions américaine et britannique, la Suisse ne suivra pas les yeux fermés. Toutefois, il se peut que la situation exige des mesures similaires. "Les passagers et les compagnies concernées seraient alors informés aussi vite que possible", a assuré la porte-parole de l'OFAC.