Tokyo: un deuxième arrondissement reconnaît les couples homosexuels

Après Shibuya, c'est au tour de l'arrondissement de Setagaya à Tokyo de délivrer des certificats d'union aux couples homosexuels.
25 août 2015, 16:15
Au Japon, les personnes homosexuelles ont en effet souvent des difficultés pour louer un appartement.

Un deuxième arrondissement de Tokyo a décidé de délivrer des certificats d'union aux couples homosexuels, a-t-on appris lundi de source officielle. Il s'agit d'un geste symbolique dans un archipel où la Constitution interdit les mariages entre personnes du même sexe.

Setagaya, le plus peuplé des 23 arrondissements de la capitale nippone, emboîte ainsi le pas au quartier voisin de Shibuya qui avait adopté une résolution en ce sens fin mars, pour la première fois au Japon.

Dès novembre, les couples intéressés pourront déposer une demande, assortie d'un serment scellant leur relation. De son côté, Shibuya, siège de nombreuses jeunes entreprises, d'ambassades et de lieux branchés (commerces, bars, restaurants, espaces festifs), devrait commencer à émettre les certificats en octobre.

Discriminations

Bien que dépourvue de valeur légale, cette initiative vise notamment à encourager les hôpitaux et agences immobilières à traiter sur un pied d'égalité couples hétéro et homosexuels.

Au Japon, les personnes homosexuelles ont en effet souvent des difficultés pour louer un appartement. Il arrive aussi qu'elles se voient refuser la visite d'un(e) partenaire hospitalisé(e) faute de pouvoir prouver un lien officiel.

Pour le moment, ceux qui veulent obtenir une reconnaissance officielle de lien ont parfois recours à l'adoption de l'un par l'autre, un schéma qui n'est satisfaisant pour personne mais qui, contrairement au mariage gay, n'est pas anticonstitutionnel. La loi fondamentale nippone précise que le mariage n'a de légitimité que s'il résulte du consentement mutuel entre personnes de sexe opposé.