Votre publicité ici avec IMPACT_medias

Tuerie de Chevaline: l'homme arrêté travaillait à Genève

Un homme a été interpellé et placé en garde à vue ce mardi matin en Haute-Savoie dans le cadre de l'affaire de la tuerie de Chevaline. Il travaillait comme agent de sécurité à Genève.

18 févr. 2014, 18:15
Un portrait du motard vu avant la fusillade près d'Annecy avait été diffusé en novembre dernier dans l'affaire.

Un an et demi après les faits, un suspect a été placé en garde à vue mardi dans l'enquête sur le quadruple meurtre de Chevaline, dans les Alpes françaises. Il s'agit d'un ancien policier français démi de ses fonctions qui travaillait comme agent de sécurité à Genève.

"L'intéressé, s'il s'agit bien de lui, a été révoqué en juin de la police municipale de Menthon-Saint-Bernard", a précisé  Antoine de Menthon, maire de la ville française. "Il a été radié", a-t-il ajouté. L'arrestation de cet homme de 48 ans est la première en France dans cette retentissante affaire.

Le suspect vit dans la région où le drame est survenu. Sans "lien direct" avec les protagonistes, il a été interpellé par les gendarmes, a annoncé le procureur de la République à Annecy, Eric Maillaud.

Interpellé grâce à un portrait robot

L'interpellation de mardi "qui ne restera peut-être pas unique, est le fruit des témoignages recueillis notamment après la diffusion, le 4 novembre 2013, du portrait robot d'un motard vu à proximité de la scène de crime et recherché activement par les enquêteurs", a précisé le magistrat.

"Montagnard taiseux", marginal et amateur d'armes

De source proche du dossier, on faisait état mardi matin d'une "avancée importante" dans l'enquête, tout en précisant que d'autres garde à vue devraient suivre. "C'est une hypothèse de travail parmi d'autres, mais ce n'est pas l'hypothèse numéro un", a ajouté cette source.

Eu égard à la présomption d'innocence et "en l'absence de lien direct entre cet homme et les protagonistes" du drame, le parquet n'a communiqué aucune information supplémentaire sur le suspect arrêté en Haute-Savoie.

Son domicile, dans un village proche du drame, a fait l'objet d'une perquisition, en présence de sa compagne. L'homme est décrit comme un "montagnard taiseux", vivant en marginal et amateur d'armes.

La tuerie du 5 septembre 2012

Le 5 septembre 2012, Saad al-Hilli, 50 ans, ingénieur britannique d'origine irakienne travaillant dans le secteur de l'aéronautique au Royaume-Uni, sa femme de 47 ans et sa belle-mère de 74 ans, avaient été exécutés de plusieurs balles dans leur voiture sur une petite route forestière proche du village de Chevaline, non loin de la frontière suisse.

Un cycliste français, considéré par les enquêteurs comme une victime collatérale, avait également été abattu. L'une des fillettes du couple al-Hilli avait été grièvement blessée tandis que la seconde, cachée sous la jupe de sa mère, s'en était miraculeusement sortie indemne.

Jusqu'à présent, une seule personne avait été arrêtée, au Royaume-Uni, dans cette affaire: Zaïd al-Hilli, frère de Saad, interpellé le 24 juin 2013 car soupçonné de "complot pour commettre un meurtre". Il avait été remis en liberté provisoire et conditionnelle le lendemain.

Son contrôle judiciaire a été levé à la mi-janvier. Le procureur Eric Maillaud avait cependant déclaré qu'en dépit des apparences, inhérentes aux particularités de "deux régimes juridiques différents", l'homme de 54 ans n'était aucunement "disculpé" et que des charges pesaient toujours contre lui.

Dispute autour d'un héritage

Zaïd al-Hilli "n'a pas répondu de façon claire et précise à plusieurs questions fondamentales, relatives notamment à son emploi du temps", avait indiqué à l'AFP une source proche de l'enquête.

L'arrestation remet la piste d'un tueur local au premier plan alors que la justice travaillait plutôt sur celle d'un conflit familial sur fond d'héritage disputé entre les deux frères. Les deux scénarios ne sont toutefois pas incompatibles.

Zaïd al-Hilli n'a cessé de clamer son innocence et a refusé de se rendre en France, pays auquel il ne fait "pas du tout confiance", pour y être entendu.

Le rappel des faits

Votre publicité ici avec IMPACT_medias