Ukraine: Washington a placé 8500 militaires en état d’alerte

Les tensions ne cessent de croître entre la Russie et les Etats-Unis. Washington a placé quelque 8500 militaires en état d’alerte. Ces derniers pourraient être envoyés dans les rangs de l’Otan.
24 janv. 2022, 21:39
/ Màj. le 25 janv. 2022 à 07:15
Les tensions autour de la mer Noire ne cessent de croître, faisant craindre le pire (archives).

Les Etats-Unis ont placé jusqu’à 8500 militaires en état d’alerte qui pourraient être déployés au sein des troupes de l’Otan en cas d’invasion de l’Ukraine par la Russie, a annoncé lundi le porte-parole du Pentagone, John Kirby. Ce dernier a souligné qu’«aucune décision n’avait été prise sur un déploiement de forces en dehors des Etats-Unis pour l’instant».

Le niveau d’alerte élevée permet de préparer les troupes à être prêtes à partir en cinq jours plutôt que dix, a expliqué le porte-parole.



Ces troupes, en majorité des troupes au sol et des unités de soutien, interviendraient dans les pays de l’Otan en Europe orientale mais pas en Ukraine, a-t-il dit.

En cas de besoin

«Nous avons dit clairement aux alliés du flanc oriental que nous étions préparés à soutenir leurs capacités en cas de besoin», a-t-il dit.

Elles seraient déployées en soutien de la Force de réaction rapide de l’Otan, qui compte 40’000 militaires, mais le ministre de la Défense Lloyd Austin pourrait également utiliser certaines unités «pour d’autres éventualités», a-t-il dit sans donner de précision.

La force de réaction «n’a pas été activée, c’est à l’Otan de le faire», a souligné John Kirby, refusant de dire si la force de l’Alliance pourrait être activée de façon préventive ou seulement après des mouvements de troupes russes en Ukraine.

Pas de désescalade russe

«Nous ne disons pas que la diplomatie est morte», alors que les négociations se poursuivent entre la Russie et les Etats-Unis pour désamorcer la crise, a affirmé le porte-parole.

Mais «il est très clair», a-t-il ajouté, «que les Russes n’ont actuellement pas l’intention d’amorcer une désescalade».