Un autre chasseur américain est suspecté d'avoir abattu un lion

Les autorités du Zimbabwe suspectent un autre chasseur de trophée américain d'avoir braconné un lion.
25 août 2015, 16:15
In this undated photo provided by the Wildlife Conservation Research Unit, Cecil the lion rests in Hwange National Park, in Hwange, Zimbabwe. Two Zimbabweans arrested for illegally hunting a lion appeared in court Wednesday, July 29, 2015. The head of Zimbabwe?s safari association said the killing was unethical and that it couldn?t even be classified as a hunt, since the lion killed by an American dentist was lured into the kill zone. (Andy Loveridge/Wildlife Conservation Research Unit via AP)

Un nouveau chasseur de trophées américain a été mis en cause dimanche au Zimbabwe. Il est suspecté d'avoir chassé un lion sans permis en avril. L'organisateur de son safari a été entendu par la police, ont indiqué les autorités zimbabwéennes.

L'arrestation de Headman Sibanda, propriétaire de l'agence Nyala Safaris, avait été annoncée samedi. "Il a depuis été établi que son client est aussi un Américain venu au Zimbabwe en avril", a indiqué le gouvernement dans un communiqué, tandis que les parcs nationaux ont confirmé qu'il s'agissait d'une chasse au lion.

"Le dossier Headman Sibanda est lié à un lion qui a été tué par cet autre Américain", a précisé à l'AFP Caroline Washaya-Moyo, porte-parole de l'autorité des parcs nationaux (Zimparks).

"M. Sibanda aide la police dans ses investigations", a précisé le gouvernement zimbabwéen. Il a aussi divulgué le nom du chasseur américain suspecté d'infraction, un homme originaire de Pennsylvanie, dans l'est des Etats-Unis.

Vaste enquête

Le gouvernement zimbabwéen a ordonné une "vaste enquête sur toute l'industrie" de la chasse, après le scandale de la mort du vieux lion à crinière noire Cecil. Celui-ci a été tué par un amateur américain de chasse à l'arc hors de la réserve animalière de Hwange où il était né.

Des restrictions immédiates ont été annoncées sur la grande chasse (lions, éléphants, léopards), désormais interdite près de la réserve animalière de Hwange, sauf dérogation écrite des parcs nationaux, ainsi que sur la chasse à l'arc.

Partir immédiatement

Le gouvernement a précisé dimanche que les chasseurs actuellement sur le terrain devaient lever le camp immédiatement. Il a aussi annoncé une réunion de crise avec les professionnels du secteur et associations de défense de la nature mardi au siège de Zimparks.