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Une importante militante présumée de l'ETA arrêtée à Macon

Une importante militante présumée de l'ETA a été arrêtée près de Macon en France.

28 oct. 2012, 16:05
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Une importante militante présumée de l'ETA, considérée comme l'un des trois plus hauts responsables du groupe armé basque, a été arrêtée près de Macon, à 70 km au nord de Lyon, en France, a annoncé dimanche le ministère espagnol de l'Intérieur. Elle avait des armes sur elle.

Isaskun Lesaka a été appréhendée par les policiers du RAID, la section d'élite de la police nationale française. Au moment de son arrestation, elle était en compagnie de Joseba Iturbe Ochoteco, un autre membre présumé de l'organisation basque.

En possession d'armes, selon le ministère, ils ont été arrêtés à Macon dans une résidence hôtelière, dans le cadre d'une enquête menée en coopération entre la Garde civile espagnole et la police française, a précisé le ministère.

Chef de l'appareil militaire

Une perquisition était en cours dimanche matin dans la résidence hôtelière, a constaté un photographe de l'AFP. Les routes étaient barrées par des voitures banalisées, dans un périmètre de 250 mètres autour de la résidence et des hommes du RAID encagoulés effectuaient des aller-retours dans la résidence.

Selon le quotidien espagnol "El Mundo", Izaskun Lesaka est actuellement chef de l'appareil militaire de l'ETA et elle avait pour habitude d'utiliser pour se cacher des hôtels ou des gîtes ruraux en France.

Née à Pampelune, en Navarre, en 1975, elle était en fuite depuis 2005 et avait été condamnée en France, en janvier, à sept ans de prison. Selon les médias, elle serait l'un des chefs du groupe armé à l'origine de l'annonce historique de 2011.

Plusieurs arrestations

Les indépendantistes basques radicaux ont critiqué dimanche ces nouvelles arrestations, qui portent à 24 le nombre de militants arrêtés depuis janvier dernier.

Elles portent un nouveau coup à l'ETA, frappée par une série d'arrestations ces derniers mois et qui a annoncé il y a un an, qu'elle mettait fin définitivement à la violence après plus de 40 ans de lutte armée pour l'indépendance du Pays basque et de la Navarre.

L'ETA, dont seuls quelques dizaines de membres actifs seraient encore en liberté, refuse cependant toujours de se dissoudre et de rendre les armes, comme le réclament l'Espagne et la France.

Mais l'affaiblissement du groupe armé a aussi ouvert la voie à une percée politique de la gauche indépendantiste basque, qui est arrivée en 2e position dimanche dernier aux élections régionales au Pays basque, derrière le parti nationaliste conservateur PNV.

L'ETA, placé sur la liste des organisations terroristes par les Etats-Unis et l'UE, est tenu pour responsable de la mort de 829 personnes. Son dernier attentat sur le sol espagnol remonte à 2009.

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