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Une trentaine de blessés lors de nouveaux heurts à Bucarest

Une trentaine de personnes ont été blessées hier soir à Bucarest lors d'une manifestation qui a dégénéré, a-t-on appris auprès des services d'urgence de la capitale roumaine. Des incidents analogues s'étaient déjà produits la veille.

16 janv. 2012, 07:05
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«Au total 33 blessés ont jusqu'ici été recensés. Une quinzaine, dont trois gendarmes, ont été transportés à l'hôpital, les autres ont été soignés sur place», a indiqué à l'AFP le Dr Cristian Grasu, directeur du service des urgences.

Un journaliste de la chaîne privée Antena 3 a été frappé par des manifestants alors qu'il était en direct. Un de ses collègues avait été blessé à la tête la veille par un jet de pierre.

Un millier de personnes s'étaient rassemblées sur la place de l'Université en milieu d'après-midi pour demander la démission du président Traian Basescu, accusé d'être à l'origine d'une forte baisse du niveau de vie.

A la tombée de la nuit, une centaine de jeunes, encagoulés pour la plupart, ont commencé à lancer des pavés, des pétards et des fumigènes contre les gendarmes, répétant le scénario de la veille. Les gendarmes ont utilisé des gaz lacrymogènes avant de repousser les protestataires, qui ont fini par occuper l'un des principaux boulevards du centre ville.

Selon la gendarmerie, parmi les fauteurs de troubles il y a notamment des supporteurs des clubs de football bucarestois du Dinamo et du Steaua, connus de la police pour avoir participé à des violences dans les stades. Plusieurs manifestants arboraient d'ailleurs une banderole proclamant: «Fier d'être un hooligan - Liberté pour les supporteurs».

Samedi, cinquante personnes avaient été interpellées et sanctionnées avant d'être relâchées, lors d'une manifestation similaire qui avait dégénéré, faisant une dizaine de blessés, dont quatre gendarmes et un caméraman atteints par des jets de pierres.

Cette vague de contestation a été provoquée par la démission cette semaine du fondateur du service médical d'urgence, Raed Arafat, après une dispute avec le président Basescu sur un projet controversé de réforme de la santé.

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