Vaud: le projet de loi sur le renseignement divise les partis

Les socialistes vaudois sont contre le référendum "Non à l'Etat fouineur", tandis que les jeunes PLR sont pour.

27 nov. 2015, 12:29
/ Màj. le 27 nov. 2015 à 13:00
Le référendum "Non à l'Etat fouineur" ne fait pas l'unanimité chez les partis.

Le projet de loi sur le renseignement (LRens) divise les partis. Les socialistes vaudois s'opposent au référendum "Non à l'Etat fouineur" soutenu par le Comité directeur du PS suisse (PSS). Les jeunes PLR vaudois apportent leur appui à la fronde, à l'inverse de leur parti.

Contrairement au comité directeur du Parti socialiste suisse, le PS vaudois ne soutiendra pas le référendum "Non à l'Etat fouineur" qui combat le projet de loi sur le renseignement (LRens). "Cette loi équilibrée cherche à assurer la sécurité du pays tout en préservant les droits fondamentaux et l'Etat de droit", affirme vendredi le PSV dans un communiqué.

Les socialistes vaudois jugent que le projet de loi constitue "un outil pour prévenir les attaques et protéger la population". Son comité relaiera cette position lors de l'assemblée du PSS le week-end prochain à Saint-Gall. Cette semaine encore, le conseiller national Jean Christophe Schwaab (PS/VD) disait au nom du comité référendaire tout le mal qu'il pense de la LRens.

A l'autre bord politique, il faut compter aussi avec des surprises. Au contraire du Parti libéral radical, les jeunes PLR vaudois ont décidé mercredi de soutenir le référendum, par 11 voix contre 9 et 7 abstentions. Les moyens envisagés par cette loi ne permettront pas de lutter contre le terrorisme et risquent au contraire d'entraîner des violations des libertés individuelles, affirme Loïc Hautier, vice-président des JLRV.