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VW devra peut-être rembourser la Banque européenne d'investissement

Suite dans l'affaire des moteurs truqués VW. La Banque européenne d'investissement (BEI) enquêtera pour savoir si la firme a employé des prêts de l'Union européenne (UE) pour le trucage des tests anti-pollution. Il se peut qu'elle demande à être remboursée.

12 oct. 2015, 10:04
La Banque européenne pourrait demander à être remboursée.

La Banque européenne d'investissement (BEI) va enquêter pour voir si Volkswagen a employé des prêts de l'Union européenne (UE) pour le trucage des tests anti-pollution sur ses voitures diesel. Il se peut qu'elle demande à être remboursée, a déclaré son patron Werner Hoyer à un journal allemand.

"La BEI pourrait avoir été touchée par le scandale de manipulation des tests parce que nous devons atteindre certains objectifs liés au climat avec nos prêts", selon ses propos rapportés par le journal Süddeutsche Zeitung lundi.

Le premier constructeur automobile allemand a reconnu avoir triché dans les tests d'émissions polluantes aux Etats-Unis. Et le ministre allemand des Transports a affirmé que VW les avait aussi manipulés en Europe, où il vend environ 40% de ses véhicules.

Plus de quatre milliards de prêts

L'institution financière des États membres de l'UE a accordé environ 4,6 milliards d'euros (5,03 milliards de francs au cours actuel) de prêts à Volkswagen depuis 1990. Cet argent a notamment été injecté pour le développement de moteurs à faibles émissions polluantes et pour des sites industriels en Amérique du Sud, précise le Süddeutscche Zeitung.

Sur ce total, l'encours de prêts reste actuellement à 1,8 milliard d'euros, précise le journal.

La BEI va mener "des enquêtes très serrées" pour voir à quoi VW a utilisé les fonds, a précisé Werner Hoyer au Süddeutsche Zeitung en marge de la réunion du Fonds monétaire international (FMI) à Lima. Si elle découvre que les fonds ont été employés à d'autres fins que prévu, "nous devrons nous demander si nous devons demander un remboursement du prêt", a-t-il ajouté.

Werner Hoyer a également déclaré avoir été "très déçu" par Volkswagen. Il a conclu que les relations de la BEI avec le constructeur seraient sérieusement affectées par le scandale.

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