Les femmes venant d'ovuler imbattables pour détecter un serpent

Une étude japonaise démontre que les femmes ayant ovulé ont des capacités étonnantes, comme celle de détecter rapidement un danger.
05 août 2015, 15:51
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Quand il s'agit de repérer un serpent, symbole de danger imminent pour l'espèce humaine et autres primates, personne ne peut battre une femme qui vient d'ovuler. C'est ce qu'ont démontré des chercheurs japonais dans une étude publiée jeudi.

Des études récentes ont prouvé que les humains adultes identifiaient plus rapidement les stimuli visuels liés à la peur, comme les serpents, que des signaux "neutres", des fleurs par exemple.

Certaines observations ayant montré que l'humeur, les perceptions et le comportement de femmes peuvent fluctuer en fonction de leur cycle menstruel, Nobuo Masataka et ses collègues de l'Institut de recherche sur les primates de l'Université de Kyoto ont voulu vérifier si cela influençait également leur capacité à détecter une menace.

Ils ont donc testé 60 femmes adultes, en bonne santé et pas encore ménopausées, au cours des trois phases de leur cycle menstruel. Les chercheurs ont présenté à chaque participante une "matrice" de neuf cases. Certaines contenaient une image de serpent et huit images de fleurs, ou inversement huit images de serpent et une image de fleur, à charge pour elle de détecter l'image "cible" le plus rapidement possible.

Les femmes qui affichaient le temps de réaction le plus court étaient celles qui se trouvaient dans la phase dite "lutéale" de leur cycle menstruel, qui correspond à la période suivant l'ovulation.

Vigilance accrue

Selon les auteurs de l'étude, publiée jeudi dans la revue britannique "Scientific Reports", cela pourrait être le résultat d'une adaptation de l'espèce humaine qui renforcerait la vigilance des femmes lorsqu'elles sont potentiellement enceintes.

Cette vigilance accrue pourrait être liée à deux hormones, la progestérone et l'estradiol, dont la concentration est au plus haut dans leur organisme durant la phase lutéale. Toutefois, les chercheurs n'ont pas effectué d'analyses sanguines pour vérifier cette corrélation, ce qui nécessiterait des études complémentaires.