Maladie: diabète inversement proportionnel au taux de mélatonine

Une étude publiée mardi dans le "Journal of the American Medical Association" relève que la diminution de la sécrétion de mélatonine provoque un risque plus important de diabète de type 2.
07 août 2015, 11:12
C'est la première fois que l'on constate un lien entre la sécrétion nocturne de mélatonine et le risque de diabète de type 2.

Une sécrétion moins importante de mélatonine provoque un risque accru de diabète adulte (type 2), révèle mardi une étude publiée dans le "Journal of the American Medical Association" (JAMA). Pour mémoire, cette hormone favorise le sommeil.

"C'est la première fois que l'on constate un lien entre la sécrétion nocturne de mélatonine et le risque de diabète de type 2", souligne le Dr Ciaran McMullan, un chercheur au Brigham and Women's hospital de Boston, l'un des auteurs de la recherche.

Il dit "espérer que cette étude va mener à d'autres recherches pour examiner les effets de la sécrétion de mélatonine sur l'organisme et le rôle de cette hormone sur le métabolisme du glucose et le risque de diabète".

Les niveaux de mélatonine, produite par le cerveau surtout durant le sommeil, sont au plus hauts durant la nuit, ce qui permet de réguler le rythme circadien.

Risques doublés

Pour cette étude, les chercheurs ont identifié 340 femmes de même race et de même âge qui ont développé un diabète de type 2 et 340 autres dans un groupe témoin sans aucun signe de cette maladie. Ils ont constaté que les participantes diabétiques avaient de bas niveaux de mélatonine durant la nuit comparativement au groupe sain.

Selon ces chercheurs, de faibles teneurs en mélatonine la nuit font plus que doubler le risque de diabète, comparativement à des niveaux élevés.

Ce lien a été confirmé après la prise en compte d'autres facteurs bien établis favorisant le diabète comme l'obésité, des antécédents familiaux ou le mode de vie tels que le régime alimentaire, la pratique d'exercice physique, le tabagisme et la durée du sommeil.

La sécrétion de mélatonine variait beaucoup selon les participantes à cette étude, les plus hauts niveaux ayant été près de cinq fois plus élevés que les plus faibles. La sensibilité à l'insuline - une hormone qui contrôle le taux de glucose dans le sang - était plus grande parmi les femmes avec les taux les plus élevés de mélatonine, précisent en outre ces chercheurs.