Au-delà des dunes marocaines

Au terme de 250 km brûlants, Alain Bersier a fini meilleur Suisse; Raymond Girardet a remporté sa catégorie. Ils ouvrent l’album souvenirs.
05 mai 2017, 10:45
Raymond Girardet et Alain Bersier dans le Sahara marocain.

Ouarzazate, le sable et les dunes jusqu’à s’évanouir dans l’horizon diffus; 250 kilomètres et six étapes en autosuffisance; le soleil qui tape, brûlant; la nuit qui pique, fraîche. «Ce qui embellit le désert, c’est qu’il cache un puits quelque part…», écrit Antoine de Saint-Exupéry dans Le Petit Prince.

Raymond Girardet et Alain Bersier rentrent, des souvenirs à jamais gravés. Ils se sont lancés à l’assaut du Sahara marocain, par défi; ils l’ont relevé, avec panache. Le plaisir surpasse la souffrance née de cette terre aride, gril géant pour les pieds. «Les gens nous voient comme des extraterrestres, c’est presque exagéré, même si la course reste hors normes», sourit Raymond Girardet, 70 ans.

L’agriculteur nyonnais participait pour la deuxième fois aux Marathons des Sables, trois ans après sa première expérience. Il rentre avec la victoire en poche, dans la catégorie des 70-80 ans (549e au total, en 44h36’21). Modeste, il préfère mettre en avant son partenaire («auteur d’une performance «remarquable»). Alain Bersier l’a accompagné et, malgré le saut dans l’inconnu, a terminé meilleur Suisse de l’épreuve (51e en 28h34’15). «Je suis content de retrouver la verdure et la montagne, même s’il n’y a jamais eu de dégoût», observe le vigneron de Luins, 44 ans.

Au moment de raconter le périple, les émotions se bousculent. «Lors de la première étape, je suis parti au taquet et les courbatures sont alors apparues. Le chaud et la déshydratation sont les principales difficultés. Porter le sac n’est pas non plus un cadeau, après deux jours, les épaules font mal», confie encore le membre de la Foulée glandoise.

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par Florian Sägesser