Audit de l'UCI: l'efficacité de la lutte antidopage sous la loupe

L'Union cycliste internationale (UCI) a décidé mardi de lancer un audit sur l'efficacité de ses mesures de lutte contre le dopage et de réduire d'un quart la rémunération de son patron.

29 oct. 2013, 18:19
En 2013, l'affaire Armstrong continuera de marquer les esprits.

Lors d'une réunion extraordinaire mardi, le comité directeur de l'Union cycliste internationale (UCI) a  approuvé "un certain nombre de décisions qui contribueront à rétablir la confiance envers l'UCI et à permettre à notre magnifique sport de reprendre sa marche en avant" selon les mots du nouveau patron, le Britannique Brian Cookson, qui a succédé à l'Irlandais Pat McQuaid le 27 septembre au terme d'une sombre bataille.

L'une des principales mesures adoptées est "un audit complet des procédures de contrôle utilisées dans le cadre des opérations antidopage de l'UCI pour s'assurer de leur efficacité", selon un communiqué.

Le comité directeur s'est aussi entendu sur "les principes généraux qui présideront à la mise en place d'une Commission indépendante" chargée d'examiner si les précédents dirigeants de l'UCI ont protégé Lance Armstrong comme le sous-entendait le rapport à charge de l'Agence antidopage américaine (USADA) contre le coureur américain l'an dernier. "L'UCI va poursuivre ses discussions avec l'AMA - l'Agence mondiale antidopage - et d'autres acteurs du cyclisme pour finaliser le cadre de la Commission indépendante", précise le communiqué.

Le comité directeur a choisi également de réduire à 340'000 francs les émoluments de son président, soit 110'000 francs de moins que la rémunération totale à laquelle pouvait prétendre le président.

La Fédération a nommé un nouveau directeur général, le Britannique Martin Gibbs, un juriste de formation qui avait dirigé la campagne à la présidence de Brian Cookson.