FIFA: Sepp Blatter, le président suspendu de la FIFA dit qu'il n'a pas à prouver son innoncence

Sepp Blatter reste droit dans ses bottes. Le président valaisan et suspendu de la FIFA, hier l'un des hommes les plus puissants du monde, assure, dans une interview à la télévision alémanique, qu'il n'a commis aucune erreur et qu'il n'a pas à prouver son innocence.

26 nov. 2015, 07:32
Sepp Blatter n'a qu'un regret: celui de ne pas être parti après le Brésil 2014.

Sepp Blatter continue de vouloir défendre sa réputation. Le président de la FIFA, actuellement suspendu, a remis en question la légitimité de cette suspension lors d'un entretien diffusé dans l'émission "Rundschau" de la télévision alémanique SF DRS.

Le Valaisan de 79 ans a développé l'argumentation suivante: selon lui, la commission d'éthique a le pouvoir de suspendre des fonctionnaires et des officiels, mais pas lui. "Je ne suis pas un fonctionnaire, je suis le président élu par le Congrès", a-t-il dit. Donc, dans sa logique, seul le Congrès pourrait le siffler hors jeu. "Si on veut se débarrasser du président, c'est ceux qui l'ont élu qui doivent s'en charger."

Sepp Blatter a plusieurs fois répété qu'il voulait une bonne sortie, "parce que je ne suis pas un mauvais homme". Il n'a rien fait de mal, a-t-il assuré. "Ceux qui m'accusent doivent le prouver. Ce n'est pas à moi de prouver mon innocence", a aussi déclaré le président de la FIFA, qui occupe le poste depuis 1998.

Atteint au téléphone par Sportinformation Si peu après la diffusion de l'émission, Sepp Blatter a résumé les conditions de sa suspension ainsi: "En tant que bon chrétien, je dois dire que ce que fait la commission d'éthique avec moi, c'est comme une inquisition."

Il estime n'avoir commis aucune erreur, ni dans sa manière de diriger la FIFA ni dans le cas du paiement controversé à Michel Platini à l'origine de sa suspension. Le Valaisan n'a émis qu'un seul regret. "J'aurais dû m'en aller après la magnifique Coupe du monde 2014 au Brésil."