L'ex-vainqueur du Tour de France Floyd Landis se lance dans le commerce de cannabis

Voilà une reconversion pour le moins étonnante. Le cycliste Floyd Landis, vainqueur du Tour de France en 2006, puis déchu 4 ans plus tard pour dopage, s'est reconverti dans le commerce. Et pas n'importe quel commerce, puisque l'Américain s'est spécialisé dans la vente de produits à base de cannabis.

13 juil. 2016, 12:03
/ Màj. le 13 juil. 2016 à 13:56
Floyd Landis avait remporté le Tour de France en 2006, avant que son titre ne lui soit ensuite retiré.

Il n'est pas toujours évident de se reconvertir après une carrière dans le sport de haut niveau. Certains deviennent entraîneurs, d'autres se lancent dans la finance, la politique ou encore le commerce. C'est le cas de l'ex-coureur cycliste Floyd Landis. Vainqueur du Tour de France en 2006, l'Américain s'était vu retirer son titre 4 ans plus tard pour cause de dopage. Il avait ensuite dénoncé son compatriote et ex-coéquipier Lance Armstrong de tricherie. Aujourd'hui, il a rebondi dans la vente de produits à base de cannabis, ainsi que le révèle Vocativ.

 

Agé de 40 ans aujourd'hui, Floyd Landis a profité de la récente légalisation du cannabis dans plusieurs Etats américains pour lancer son affaire. Pour l'occasion il s'est associé à son ancien co-équipier de l'équipe US Postal David Zabriskie. Du nom de Floyd's of Leadville, la marque propose divers produits à base d'huile de cannabis destinés notamment aux cigarettes électroniques.

 

Hormis l'usage récréatif, c'est sur le segment thérapeutique que l'ancien cycliste veut se profiler, ainsi qu'il l'explique dans un communiqué cité par Cycling News. "Grâce au cannabis, j’ai mieux géré la douleur et j’ai pu profiter d’une meilleure qualité de vie", explique-t-il en rappelant qu'il avait souffert durant plusieurs années d'une hanche douloureuse.

A propos de cette reconversion pour le moins stupéfiante, Floyd Landis s'est justifié à Wired en affirmant qu'il n'avait pas vraiment d'autres alternatives. "Je n'ai pas d'opportunités de travail ordinaires. Je ne peux occuper un emploi normal. J'y apporterai un trop lourd bagage avec moi, raconte l'Américain en faisant référence à ses déboires sportifs et judiciaires. "Ce type de commerce est quelque chose que je sais gérer, que je comprends et c'est en plus une question qui a besoin d'attention."