Le Nyonnais Nicolas Vullioud champion suisse junior de bodybuilding

Nicolas Vullioud a remporté une nouvelle couronne nationale dans la catégorie junior. Le Nyonnais monte également sur le podium des -90 kilos.

30 oct. 2013, 07:04
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On l'avait laissé, l'année passée, en train de savourer ses titres de champion suisse junior et de vice-champion suisse de sa catégorie. On retrouve Nicolas Vullioud, un an plus tard, avec d'autres trophées en mains malgré une saison marquée par deux compétitions en deux semaines.

Les Arnold Classic à Madrid tout d'abord, une des plus grandes réunions de bodybuilders amateurs de la planète. Pas moins de mille athlètes toutes catégories confondues ont posé devant le jury. Dans la catégorie junior, le protégé de Patrick Tuor a su tirer son épingle du jeu. " Il n'y a pas de catégorie de poids pour les juniors , précise Nicolas Vullioud. On était vingt-cinq sur scène, ce qui est énorme, et j'ai fini dans les six premiers! Au regard du niveau incroyable des athlètes, finir sixième est juste superbe ."

Après l'escapade madrilène, les championnats de Suisse à Bâle. Comme l'année dernière, Nicolas a remporté le titre en junior et parvenait à se hisser sur la "boîte" dans la catégorie des moins de 90 kg.

"C'est grâce à mon coach que j'ai des résultats aussi rapides"

" C'était vraiment mon objectif principal de 2013 que de remporter le titre en junior et de confirmer celui acquis l'année passée , avouait-il. Ensuite, je voulais gagner de l'expérience dans la catégorie des plus de 80 kg avant de viser quelque chose de plus haut l'année prochaine. " Et le challenge valait son pesant d'or puisqu'il a pu se mesurer à des athlètes de 10 à 15 ans plus âgés. Ce d'autant plus qu'il ne pesait que 82 kilos sur scène. Des résultats qui ne viennent pas sans travail et qui portent la marque de son entraîneur: Patrick Tuor. " Mon coach a fait partie du top 15 mondial et c'est grâce à lui que je peux avoir des résultats aussi rapides. Il fait un travail incroyable et connaît presque mieux mon corps que moi- même ", lançait-il encore, une pointe d'admiration dans la voix. Avant de reprendre un air plus grave. Car Nicolas est bodybuilder, mais lutte avant tout contre les idées reçues.

"Ce sport m'aide à me sentir mieux dans ma peau"

" Je veux montrer une image différente de ce sport qui est souvent associé au malsain. Les gens y sont ouverts et généreux et beaucoup plus intelligents que ce que l'on peut croire de l'extérieur. Plus qu'un sport de barbares, je pense que c'est un art difficile à maîtriser ." A l'avenir, s'il vise naturellement la passe de trois en catégorie junior des championnats suis ses, le jeune Nyonnais se voit bien aux championnats du monde et tenter de passer professionnel. Cela passe tant par le travail que de l'aide de personnes ouvertes à lui permettre d'accomplir son rêve. " J'apprends de plus en plus à chaque fois que je rentre dans la salle ou que je me présente sur scène. Je gagne en maturité aussi; et cela me sert dans la vie de tous les jours. Ce sport m'inculque un état d'esprit et la gestion du travail, de la fatigue mais aussi m'aide à me sen tir mieux dans ma peau ", avouait-il enfin.

Car si Nicolas reste un bodybuilder de haut niveau, il n'est pas moins un jeune de 22 ans, avec des rêves et des projets, qui garde les pieds sur terre sans se prendre pour une star. Déjà une belle leçon de vie.