Tennis – Affaire Djokovic: le président serbe attaque le Premier ministre australien

Suite à la deuxième révocation du visa de Djokovic par les autorités australiennes, le président serbe Aleksandar Vucic a fustigé le Premier ministre australien, affirmant que les autorités du pays «maltraitaient» le joueur.
14 janv. 2022, 20:50
/ Màj. il y a 8 jours
Le président serbe, Aleksandar Vucic, s’adressait aux médias devant un bureau de vote en juin 2020 (archives).

Le président serbe Aleksandar Vucic a fustigé vendredi le Premier ministre australien, affirmant que les autorités du pays «maltraitaient» Novak Djokovic après que les autorités ont révoqué son visa pour la deuxième fois.

Pourquoi le maltraitez-vous, pourquoi vous en prenez-vous non seulement à lui, mais aussi à sa famille et à toute la nation.
Aleksandar Vucic, président serbe

A lire aussi: Tennis – Open d’Australie: Djokovic samedi devant les services de l’Immigration avant d’être placé en rétention

«Pourquoi le maltraitez-vous, pourquoi vous en prenez-vous non seulement à lui, mais aussi à sa famille et à toute la nation», s’est insurgé Vucic sur Instagram.



Les commentaires du président serbe interviennent quelques heures après que l’Australie a de nouveau annulé le visa du no 1 mondial, le menaçant d’un retour dès samedi en rétention, où il a déjà passé plusieurs jours après être entré en Australie sans respecter l’obligation d’être vacciné contre le Covid-19.

Novak, nous sommes à tes côtés!
Aleksandar Vucic, président serbe

Un entretien avec les services de l’immigration australiens est prévu samedi matin à ce sujet, à deux jours du début de l’Open d’Australie où le Serbe espère conquérir un 10e titre et un 21e Grand Chelem, ce qui serait un record.

«Si vous vouliez interdire à Novak Djokovic de remporter un 10e trophée à Melbourne, pourquoi ne l’avez-vous pas renvoyé immédiatement, pourquoi ne lui avez-vous pas dit qu’il était impossible d’obtenir un visa pour votre pays?», a demandé M. Vukic. Avant de conclure: «Novak, nous sommes à tes côtés!».

«Chasse aux sorcières politique»

Le président serbe avait déjà apporté son soutien au joueur dès le début de l’affaire en qualifiant de «chasse aux sorcières politique» la rétention de la star du tennis mondial.

par Keystone - ATS