Masters de Shanghai: Wawrinka double Federer

Le no 1 suisse en 2013 s'appelle désormais Stanislas Wawrinka. Qualifié pour les quarts de finale du Masters 1000 de Shanghai, le Vaudois a ravi pour 5 points la septième place de la Race détenue par Roger Federer.

10 oct. 2013, 18:26
Stanislas Wawrinka occupe cette semaine le meilleur classement de sa carrière. Malgré une élimination prématurée à Pékin, le Vaudois a profité du recul du Français Jo-Wilfried Tsonga pour gagner une place et pointer au 8e rang du classement ATP.

Au classement technique, Roger Federer devance toujours Stanislas Wawrinka. Au soir de ces huitièmes de finale du Masters 1000 de Shanghai, son avance se chiffre à 1005 points (4245 points contre 3240). Seulement l'homme aux dix-sept titres du Grand Chelem mettra en jeu d'ici la fin de l'année 1100 points contre seulement... 90 pour Stanislas Wawrinka.

Un nouveau revers qui interpelle

Le Bâlois a connu une nouvelle désillusion. Il s'est incliné 6-4 6-7 6-3 devant Gaël Monfils (ATP 42) dans un huitième de finale qu'il n'aura jamais maîtrisé. Un mois après son échec de l'US Open face à Tommy Robredo, ce nouveau revers interpelle. Aujourd'hui, Roger Federer est bien à la portée des joueurs de "second" plan. Il n'inspire plus la crainte qui pouvait, par le passé, inhiber un Robredo ou un Monfils.

A deux points de la défaite dans le jeu décisif du second set - il fut mené 5/3 -, Roger Federer a lâché prise dans l'ultime manche en concédant son service au quatrième jeu. "C'est encore un match qui aurait pu tourner en ma faveur", lâche le Bâlois dans un refrain désormais bien trop connu. Sa journée fut encore ternie par son élimination en double aux côtés du Chinois Ze Zhang. Les deux hommes ont été battus 10/8 dans le super tie-break par la paire formée du Croate Ivan Dodig et du Brésilien Marcelo Melo...

Malgré le forfait d'Andy Murray, la qualification de Roger Federer pour le Masters de Londres est désormais loin d'être acquise. Il y a vraiment péril en la demeure pour un joueur qui, selon Gaël Monfils, manque cruellement de "confiance". Il lui reste deux tournois, Bâle et Paris-Bercy, pour cueillir les points qui lui assureront sa place à Londres où il aura tout de même une finale à défendre. La question est de savoir s'il sera en mesure d'enchaîner ces deux tournois. A Bâle, la pression de jouer à domicile peut peser. A Paris-Bercy, le risque de tomber sur un joueur français dans un grand soir existe. On rappellera qu'il avait par le passé été battu au POPB par Monfils et par Julien Benneteau.

Un succès sans prix

Si Roger Federer court depuis des mois derrière son tennis, Stanislas Wawrinka, lui, respire la santé. Le Vaudois a cueilli un succès sans prix devant Milos Raonic (ATP 11), l'un de ses concurrents directs pour la qualification au Masters. Wawrinka s'est imposé 7-6 (7/2) 6-4 sans avoir concédé la moindre balle break de la rencontre. Titré à Bangkok et finaliste à Tokyo, Raonic est arrivé à Shanghai lancé comme un bolide. Mais le protégé d'Ivan Ljubicic s'est retrouvé devant un "mur". "Ce fut un grand match. Le gagner contre un adversaire qui court aussi derrière une place pour le Masters la rend plus belle", souligne Wawrinka.

Ce vendredi, Stanislas Wawrinka croisera la route de Rafael Nadal. Le no 1 mondial s'est qualifié en battant 6-1 7-6 (7/1) l'Argentin Carlos Berlocq (ATP 44). Le Majorquin mène 10-0 dans son face-à-face avec le Vaudois. Cette année, il lui a sèchement fermé la porte en finale du Masters 1000 de Madrid (6-2 6-4) et en quart de finale de Roland-Garros (6-2 6-3 6-1). Mais à Shanghai, la donne peut changer. On ne joue pas sur terre battue, mais sur un revêtement rapide qui peut servir la cause de Wawrinka s'il sert aussi bien que face à Raonic, contre lequel il a armé 10 aces et gagné 86 % des points joués sur sa première balle (61 % de réussite). "Si je suis toujours aussi agressif, j'aurai ma chance, lance le Vaudois. Mais jouer Nadal est bien le défi ultime aujourd'hui."

Battu très nettement dimanche à Pékin par Novak Djokovic lors d'une finale qu'il aurait tant voulue gagner pour marquer à sa manière la passation des pouvoirs, Rafael Nadal n'a pas fait mystère à Shanghai. Son genou coince à nouveau...