Roger Federer rappelle son credo avant l'Open d'Australie: se préserver pour durer

C'est mardi que Roger Federer affrontera Benoît Paire pour son premier match à l'Open d'Australie. Le Bâlois va se tenir à son credo qui est de se préserver pour durer.

13 janv. 2013, 09:18
Roger Federer se tiendra à son credo pour l'Open d'Australie: se préserver pour durer.

Se préserver pour durer ! Avant d'engager le fer mardi à Melbourne contre Benoît Paire, Roger Federer a rappelé le credo qui est désormais le sien.

"2013 sera en quelque sorte une année de transition. Avec les Jeux olympiques et la reconquête de la place de no 1 mondial, j'ai vécu une année 2012 très riche sur le plan émotionnel. Cette année, je vais veiller à bien m'entraîner, à m'accorder aussi les plages de repos nécessaires pour aborder les tournois dans lesquels je suis inscrit en pleine possession de mes moyens".

On le sait, le Bâlois entend jouer jusqu'au Jeux de Rio en 2016. Il fêtera alors ses 35 ans. Cette année, il a innové dans son programme en faisant l'impasse sur deux Masters 1000 au printemps, Miami et Monte-Carlo. Un programme qui n'accorde toujours pas de place au premier tour de la Coupe Davis au début février à Genève contre la République tchèque. Seule une improbable défaite mardi contre Benoît Paire pourrait l'amener à revoir sa position. Et encore...

Un Federer plus casanier

"J'ai besoin de passer davantage de temps en Suisse, lâche-t-il. Je n'y étais que l'été ces dernières années. Je ne ressens pas une sorte de "Heimweh" mais j'ai voulu faire ce choix de vivre plus souvent à la maison". Un autre de ses choix récents fut de ne pas disputer le moindre tournoi avant l'Open d'Australie. Il a dit non à Doha comme il a dit non pour l'exhibition de Kooyong remportée samedi par Lleyton Hewitt. "Il est bon de briser parfois la routine, glisse-t-il. J'ai joué des matches contre des joueurs de grande valeur en décembre en Amérique du Sud. Je sais où j'en suis. Ce n'est pas comme si je n'avais pas joué depuis six mois..."

Parler d'année de transition ne tue toutefois pas l'ambition. A Melbourne malgré un tableau qui, pour la deuxième fois seulement de sa carrière, l'obligera théoriquement à ne battre que des joueurs du top-50 pour gagner le titre, Roger Federer croit à une dix-huitième couronne. Même s'il n'écarte pas la possibilité d'une surprise - "Sans Nadal, des joueurs se disent qu'ils peuvent gagner ce tournoi en ne devant battre seulement qu'un membre du Big Four", remarque-t-il -, il sait que normalement cet Open d'Australie, qui sera le... 53e tournoi du Grand Chelem qu'il enchaîne, se jouera entre Novak Djokovic, Andy Murray et lui.

Il sait aussi qu'il devra d'entrée de jeu jouer du grand tennis. Avec un Benoît Paire, il affrontera mardi un joueur talentueux qui ne commettra sans doute pas une deuxième fois l'erreur de le regarder jouer comme ce fut le cas à Bâle en octobre dernier lors de leur premier duel.

Un sacré os

Jeudi, il retrouvera en principe une troisième fois à Melbourne Nikolay Davydenko, qui sera opposé au premier tour au qualifié israélien Dudi Sela. Finaliste à Doha où il n'aurait jamais dû s'incliner contre Richard Gasquet, le Russe a, semble-t-il, retrouvé toute sa superbe. Il rejoue comme à ses plus beaux jours "debout sur la table" en imprimant une vitesse folle aux échanges. Roger Federer n'oublie pas que les deux matches qu'il a livrés contre lui à Melbourne furent deux matches, deux quarts de finale en 2006 et 2010, qu'il aurait très bien pu perdre. Avec une température annoncée à 38 degrés pour la journée de jeudi, la sagesse conduira Roger Federer à demander à fermer le toit du Central ou à jouer en "night session". Affronter Davydenko sous la canicule peut, en effet, vous amener à brûler bien trop de cartouches.