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14 ans de prison pour le meurtrier d'Assens

Le quadragénaire qui a tué sa femme et fait croire à sa disparition fin 2012 à Assens (VD) a été condamné pour meurtre vendredi à 14 ans de prison par le Tribunal criminel d'Yverdon-les-Bains.

20 févr. 2015, 10:47
Le prevenu arrive escorte par la police, avant le proces du meurtrier d'Assens au Tribunal criminel de l'arrondissement de la Broye et du Nord vaudois a Yverdon, ce lundi 16 fevrier 2015. Un Suisse de 44 ans est accuse d'avoir etrangle sa femme avant de l'enterrer dans une foret en octobre 2012. (KEYSTONE/Christian Brun).ACHTUNG REDAKTIONEN: BILD DIGITAL BEARBEITET, UM POLIZEIBEAMTEN UNKENNTLICH ZU MACHEN...

Le Tribunal criminel d'Yverdon-les-Bains (VD) a condamné vendredi à 14 ans de prison le quadragénaire qui a tué sa femme et fait croire à sa disparition fin 2012 à Assens (VD). La Cour a retenu le meurtre, un peu moins lourdement puni que l'assassinat.

La Cour a acquis la "conviction" que la version du prévenu est "crédible". Cet ingénieur de 46 ans, ex-cadre à la ville de Lausanne, n'a "pas le profil d'un stratège machiavélique. Il a perdu, sur un mot, tout contrôle de lui-même", a expliqué la présidente.

"Tire-toi connard": la victime aurait prononcé ces mots la nuit du drame, lorsque son époux a regagné le domicile conjugal pour tenter de se réconcilier. Un scénario "plausible", pour la Cour, qui rappelle que le couple, qui s'était rencontré un an auparavant, a vécu des ruptures aux motifs futiles, suivies de réconciliations.

Meurtrier, pas assassin

Le Tribunal a écarté l'assassinat, au profit du meurtre, car le prévenu ne présente pas "la froideur affective et l'absence totale de scrupule qui caractérisent un assassin". S'il a gardé le silence après le meurtre, allant enterrer le corps dans un bois et faisant croire pendant six semaines à une disparition, c'est "pour gagner du temps" et mettre son fils en "sécurité", dans une famille aimante.

Sa culpabilité n'en reste pas moins "extrêmement lourde". Il a "ôté la vie et privé son fils de sa mère", a ajouté la présidente. Il a également été condamné pour violation de son devoir d'assistance, pour avoir laissé son enfant de trois mois seul pendant plus de dix heures, la nuit du drame.

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