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1er mai: la fête du travail est placée sous le signe des salaires minimaux

Une cinquantaine de manifestations sont prévues dans toute la Suisse en ce 1er mai pour célébrer la fête des travailleurs.

01 mai 2014, 12:01
Simonetta Sommaruga a visité une usine dans le canton de Soleure jeudi matin. Elle s'est entretenue avec une douzaine des 215 employés de cette fabrique d'outils de coupe pour l'usinage des métaux.

La fête du travail est placée cette année sous le signe du salaire minimum. Les syndicats enfoncent le clou avant la votation le 18 mai prochain. Le débat sur les rentes vieillesse et les dégâts d'une société à deux vitesses ont aussi retenu l'attention des tribuns.

Le 1er mai, la seule fête non religieuse à être célébrée sur toute la planète, a débuté jeudi matin en Suisse aussi. Christian Levrat, le président du parti socialiste (PS) à Zurich, s'est fait l'écho du traumatisme de l'après '9 février' et a donné le la.

"La menace aujourd'hui, c'est une Suisse de la réaction. C'est l'abandon de notre tradition humanitaire. C'est un isolement politique suicidaire en Europe. C'est le retour au statut de saisonnier. C'est une renaissance du machisme et de l'autoritarisme", a-t-il martelé.

Dégradation des prestations AVS

Les différents tribuns de la gauche et des syndicats, comme le co-président d'Unia, Renzo Ambrosetti à Fribourg et Katharina Prelicz-Huber, la présidente du SSP à Olten (SO), ont fait des appels du pied en faveur du salaire minimum. Ils ont aussi mis en avant l'initiative AVSplus, un texte qui vise à augmenter de 10% le niveau des rentes.

Et l'USS de moucher le projet du conseiller fédéral Alain Berset: "Le projet 'Prévoyance vieillesse 2020' entraîne une dégradation des prestations AVS avec le relèvement de l'âge de la retraite des femmes et la remise en question de la compensation du renchérissement."

Renforcement des inégalités

Invité à Nüremberg par un syndicat allemand, le syndicaliste en chef et conseiller aux Etats Paul Rechsteiner (PS/SG) a élargi sa réflexion au continent européen. "Le projet d'une Europe sociale est menacé quand 120 millions d'Européens vivent au-dessous du seuil de pauvreté: la division de l'Europe entre le Nord et le Sud a remplacé celle entre l'Est et l'Ouest".

Alain Carrupt, le président de syndicom, le syndicat des médias et de la communication, a mis le doigt sur le renforcement des inégalités en Suisse et ailleurs en rappelant que "les 67 personnes les plus riches du monde possèdent autant de fortune que la moitié la plus pauvre de la population, soit 3,5 milliards de personnes".

Les conseillers fédéraux en campagne

Les conseillers fédéraux ont profité du 1er mai pour aller sur le terrain. Simonetta Sommaruga a visité une usine dans le canton de Soleure jeudi matin. Elle s'est entretenue avec une douzaine des 215 employés de cette fabrique d'outils de coupe pour l'usinage des métaux, vendus dans le monde entier.

La ministre et le président de cette entreprise ont souligné l'importance de la formation initiale et de la formation continue. Son collègue Alain Berset devait parler plus tard dans la journée sur la "Rathausplatz" de Thoune (BE).

Pierre-Yves Maillard et Ruth Dreifuss à Sion

Les différentes manifestations continuent de battre leur plein jusqu'en soirée. Les discours du conseiller Etat vaudois Pierre-Yves Maillard et de l'ancienne conseillère fédérale Ruth Dreifuss étaient très attendus à Sion.

La conseillère nationale Maria Bernasconi (GE) et Ada Marra (VD) devaient participer aux rassemblements à Fribourg pour la première et à la Chaux-de-Fonds et Yverdon pour la seconde. A Lausanne, une fête est prévue en soirée à la place de l'Europe après la manif.

A Genève, les manifestants se retrouveront au parc des Bastions après le cortège. A Bienne, même un prix du travail sera remis: le prix Unia "Travail et solidarité".

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