1er mai: les syndicats veulent mieux protéger les travailleurs exposés au coronavirus

Malgré le confinement, les syndicats ont des revendications en ce jour de Fête du travail, notamment la protection des travailleurs exposés au coronavirus.

01 mai 2020, 12:43
Unia exige l’élaboration de concepts de protection pour les branches particulièrement exposées à la pandémie. (illustration)

Absents des rues à l’occasion de la Fête du travail, les syndicats ont cependant des revendications à faire valoir: augmentation du pouvoir d’achat et protection des travailleurs exposés au coronavirus sont exigées.

Unia résume ses demandes en quatre points: améliorer le pouvoir d’achat des personnes à faibles et moyens revenus, empêcher les licenciements liés au coronavirus et les faillites en cascade, mettre en œuvre la protection de la santé au travail dans l’ensemble du pays et renforcer les droits des salariés, annonce la faîtière syndicale vendredi dans un communiqué.

 

 

Unia réclame aussi le versement du salaire à 100% en cas de chômage partiel jusqu’à un salaire net de 5000 francs. Pour celles et ceux qui ne peuvent bénéficier ni des prestations de l’assurance-chômage ni des allocations pour perte de gain, le Conseil fédéral doit immédiatement créer un fonds de transition national Covid-19.

Par ailleurs, Unia exige l’élaboration de concepts de protection pour les branches particulièrement exposées à la pandémie, avec la participation des partenaires sociaux. Des contrôles de ces mesures doivent se dérouler sur les lieux de travail.

«Socle de la vie économique»

De son côté, Syndicom insiste sur l’importance des employés et du service public, qui forment le socle de la vie économique, comme «la crise du coronavirus le montre». Ils ne reçoivent cependant pas l’estime qu’ils méritent. «Une estime, qui se définit aussi par les salaires et les conditions de travail», relève le syndicat dans un communiqué.

Syndicom exige que la politique tire les bonnes leçons de la crise. Il faut des investissements dans le service public pour s’armer face aux prochaines crises. Le démantèlement «insidieux» du service public doit cesser.

«Rattrapage»

Dans de nombreux secteurs, il y a beaucoup de rattrapage à faire, observe Travail.Suisse, notamment concernant la conciliation de la vie professionnelle et de la vie privée, et dans les branches où les travailleurs «ont accompli des prestations hors du commun ces dernières semaines».

La crise du coronavirus a également montré que le marché ne régule pas tout. «Laisser les soins de santé au seul jeu de l’offre et de la demande est non seulement malsain, mais aussi suicidaire», note le président du syndicat Syna, Arno Kerst, cité dans le communiqué de Travail.Suisse.