Assurances sociales: la droite parlementaire ne veut ni congé parental, ni congé paternité

Le Conseil national a largement refusé, lundi, l'idée d'un congé parental de 14 semaines supplémentaires à se partager entre père et mère. Le projet, devisé à 1,4 milliard de francs, est jugé beaucoup trop coûteux par la droite parlementaire
13 mars 2017, 19:28
Si le Parlement n'en veut pas, le peuple pourrait tout de même être amené à voter sur le congé paternité.

L'idée d'un congé parental n'a pas eu plus de succès que le congé paternité. Le National a enterré lundi par 112 voix contre 71 une initiative parlementaire de Rosmarie Quadranti (PBD/ZH). Le peuple devrait avoir le dernier mot.

Le texte exigeait un congé parental d'au plus 14 semaines en complément au congé maternité suivant l'accouchement. Les modalités de partage du temps entre les deux parents resteraient à définir, la durée totale ne pouvant excéder 28 mois.

Cela coûterait beaucoup trop cher, ont pointé Verena Herzog (UDC/TG) et Isabelle Moret (PLR/VD), suivies par la droite. Les assurances sociales sont déjà fortement mises à contribution; elles ne seraient pas en mesure de supporter des prestations supplémentaires s'élevant à environ 1,4 milliard de francs, ont-elles souligné.

"L'argument de l'égalité des sexes ne tient pas non plus", a poursuivi la Vaudoise. "Croire que ce congé réorganisera le rôle des parents est illusoire" quand l'on sait que seulement 10% des hommes ont des travails à temps partiel aujourd'hui.

Les partisans du projet souhaitaient au contraire que les nouveaux parents bénéficient d'une aide afin de pouvoir concilier vie professionnelle et vie familiale. Les femmes ayant une bonne formation pourraient ainsi rester sur le marché du travail.