Avec plus de 106’000 signatures valables, l’initiative contre l’élevage intensif a abouti

Lancée par Vera Weber, le Vert zurichois Bastien Girod et Greenpeace, l’initiative contre l’élevage intensif a abouti. Plus de 106’000 signatures ont été validées. Si le peuple l’accepte, les éleveurs devront respecter, au minimum, le cahier des charges de Bio Suisse.
17 oct. 2019, 14:47
Si le peuple accepte ce texte, les éleveurs auront 25 ans pour se mettre en conformité (illustration).

L’initiative contre l’élevage intensif en Suisse a formellement abouti. La Chancellerie fédérale a annoncé jeudi que 106’125 des 106’526 signatures déposées sont valables.

L’initiative appelle à une modification constitutionnelle de l’élevage industriel. Le texte demande que la Confédération protège la dignité de l’animal dans le domaine de la garde d’animaux à des fins agricoles. La dignité de l’animal comprend le droit de ne pas faire l’objet d’un élevage intensif, précise le texte.

25 ans pour appliquer l’initiative

Concrètement, la Confédération est appelée à fixer des critères sur un hébergement et des soins respectueux des animaux, l’accès à l’extérieur, l’abattage et la taille maximale des groupes par étable. La référence minimale serait le cahier des charges 2018 de Bio Suisse.

L’importation d’animaux et d’aliments d’origine animale devrait aussi répondre aux nouveaux critères. L’initiative laisse un délai transitoire de 25 ans au maximum pour appliquer l’initiative. La législation d’application devrait toutefois être adoptée dans un délai de trois ans.

De tous horizons

Le texte a été lancé par la présidente de la Fondation Franz Weber, Vera Weber, le conseiller national Bastien Girod (Verts/ZH), Sentience Politics et Greenpeace. Il est soutenu par des personnalités politiques de tout bord et certaines associations d’agriculteurs.