Aviation: Airbus dépose un brevet pour doter ses avions de cabines détachables

Le temps, c'est de l'argent. Et ça, Airbus, le constructeur d'avions, l'a bien compris. En vol, difficile d'en gagner beaucoup. C'est au sol, lors de l'embarquement et du débarquement des passagers que la marge de progression est la plus importante. Et les Français n'y vont pas avec le dos de la cuillère, en imaginant carrément une cabine amovible.

04 déc. 2015, 13:55
/ Màj. le 04 déc. 2015 à 14:34
Le système semble plutôt simple. La cabine vient se fixer sur l'avion lorsque les passagers ont embarqué.

Le brevet est déposé. De là à ce que ce projet, un peu fou, devienne réalité, il y a probablement un gouffre. 

L'avionneur Airbus sait que le temps c'est de l'argent. Et, pour gagner du temps, dans le transport aérien, il y a deux solutions: voler plus vite ou embarquer et débarquer les passagers plus rapidement. 

Airbus planche déjà sur des appareils capables de relier Londres à New York en une heure. Le constructeur français s'intéresse désormais à l'autre possibilité: accélérer les transferts au sol. Jusqu'ici, ce sont les hôtesses et les stewards, tout sourire, qui jouent ce rôle en vous poussant, très gentiment, dehors de l'avion ou en balançant votre nom dans tout l'aéroport une bonne quinzaine de fois parce que vous n'êtes pas encore assis dans un appareil qui décollera de toute façon avec 30 minutes de retard.

Pour éviter ce genre de désagrément, Wired nous apprend qu'Airbus a déposé en 2013 un brevet pour des cabines détachables. Il a été approuvé par l'Office américain des brevets et patentes à la fin du mois d'octobre.

Si, vous avez bien lu: les avions du futurs pourraient être divisés en deux parties. La première, le porteur, avec la cabine du pilote, les moteurs, les ailes et le train d'atterrissage. La seconde, la cabine, comme un gros conteneur, vient simplement se fixer sur le porteur, lorsque tous les passagers ont embarqué. 

A l'atterrissage, la cabine amovible serait simplement retirée, déposée et remplacée par un autre module rempli de passagers.

Mais, selon FranceTV, le projet n'est pas près d'aboutir. Les normes de sécurité drastiques dans l'aviation civile seront difficiles à atteindre pour un avion "en kit". De plus, le coût de la recherche et du développement se chiffrent en milliards, sans compter les investissements nécessaires pour équiper les aéroports.