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Bettmeralp : responsables des remontées condamnés

Les responsables des remontées mécaniques de Bettmeralp ont été condamnés à des peines avec sursis pour homicide par néglicence. Ils avaient laissé circuler une dameuse pendant l'ouverture des pistes, provoquant la mort d'un enfant de sept ans en 2008.

13 mars 2013, 10:58
La dameuse s'était engagée avant la fermeture des pistes.

Une dameuse sur les pistes fréquentées de Bettmeralp. Un enfant de sept ans qui ne peut l’éviter et se blesse mortellement. Les responsables d’exploitation sont reconnus coupables d’homicide par négligence et écopent de peines avec sursis. Le conducteur de la machine ne peut être tenu seul responsable d’une pratique connue et tolérée par la direction, indique le Tribunal Cantonal ce mercredi en rendant son verdict.

L’affaire remonte à décembre 2008. Un enfant hollandais, skiant avec son père, heurte mortellement la fraiseuse d’une dameuse avec la tête à hauteur du restaurant Walliserstube à Bettmeralp. L’engin s’avançait vers lui, sur un passage étroit, pendant l’ouverture des installations, sans d’autres mesures de précaution.

Le conducteur condamné en première instance

Le 5 mars 2012, le Tribunal du district de Rarogne oriental a reconnu coupable d’homicide par négligence le conducteur de l’engin de damage et a acquitté le directeur et le responsable d’exploitation. Le Ministère public et la famille de l’enfant ont contesté ce jugement. Le conducteur n’a en revanche pas formé de recours.

Responsabilité d’une pratique dangereuse

Dans son jugement du 19 février 2013, le Tribunal cantonal a suivi l’argumentation du Ministère Public et les deux accusés ont été condamnés à des peines avec sursis. Soit 60 jours-amende à 135 francs contre l’ancien directeur et 240 heures de travaux d’intérêt général contre le responsable d’exploitation.

«Le conducteur avait circulé ce jour-là de son propre chef dans la zone de l’accident et pendant les heures d’ouverture mais cette pratique était considérée comme habituelle par la direction. Cela était contraire au devoir de prudence», détaille le Tribunal cantonal.

Selon le jugement, les responsables avaient le devoir de faire interdire ces pratiques, ce qui a été fait après l’accident. «Il était possible, sans aucun inconvénient, d’attendre la fermeture des pistes et d’intervenir quelques minutes plus tard», ajoute le Tribunal cantonal.

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