Coronavirus: les écoles ne devraient pas fermer dans l’immédiat en Suisse

Après une consultation avec les cantons et la task force scientifique, le Conseil fédéral a annoncé que le présentiel reste pour l’heure la règle pour l’école obligatoire et les écoles secondaires. Des scénarios vont néanmoins être élaborés pour se préparer à une large propagation des variants.
20 janv. 2021, 14:14
Des experts britanniques avaient notamment pointé le rôle des enfants et des écoles dans la circulation du coronavirus.

Les écoles obligatoires et postobligatoires ne devraient pas fermer dans l’immédiat. Le Conseil fédéral n’entend pas reprendre la main sur le dossier.

C’est une compétence des cantons, a insisté le président de la Confédération Guy Parmelin devant la presse. Pour l’instant, il n’est pas nécessaire de fermer les établissements.

D’autant plus que l’enseignement à distance aurait des répercussions négatives, aussi bien sur la santé psychique des enfants et des jeunes que sur leur scolarité, comme le montrent les conclusions de la Conférence des directeurs cantonaux de l’instruction publique (CDIP) et la task force scientifique. Toutes deux recommandent de maintenir les écoles ouvertes.

Enseignement à distance en dernier recours

Pour la task force, l’enseignement présentiel ne devrait être interdit que si la situation épidémiologique devenait dangereuse ou très dangereuse. Et il devrait être limité au secondaire.

Les mesures prises jusqu’à maintenant ont permis d’éviter des flambées importantes dans les écoles. D’autres mesures pourraient toutefois être nécessaires en cas de large propagation des nouvelles variantes du coronavirus. Des discussions sont en cours pour élaborer différents scénarios à appliquer aux seuls établissements du secondaire.

Pourtant, le canton d'Argovie a déjà décidé mercredi que les étudiants du secondaire II, à savoir des gymnases et des écoles professionnelles, passeront à l'enseignement à distance dès lundi prochain et jusqu'à fin février. Le but est de réduire la forte présence de ces étudiants dans les transports publics. Des exceptions sont toutefois prévues, notamment pour les élèves qui ont besoin d'un soutien particulier.