Coronavirus: les nouveaux cas devraient être bien inférieurs à 1000 pour envisager un assouplissement

Alors que le Conseil fédéral a préparé mercredi les Suissesses et les Suisses à une prolongation des mesures, l’épidémiologiste suisse Marcel Tanner estime que des assouplissements progressifs dès le mois de mars sont possibles. A condition que les infections reculent nettement.
05 févr. 2021, 10:00
Pour Marcel Tanner, les opérations de traçage seront alors de nouveau possible.

Un assouplissement des mesures anti-Covid n’est à envisager que lorsque le nombre de nouvelles infections tombera nettement sous la barre des mille nouveaux cas quotidiens. Les opérations de traçage seront alors de nouveau possibles, selon l’épidémiologiste Marcel Tanner.

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«Nous pourrons ainsi détecter rapidement les foyers de l’épidémie», a-t-il déclaré dans une interview publiée vendredi dans la Neue Zürcher Zeitung (NZZ). Si l’objectif de réduire le nombre de nouveaux cas est tenu dans les prochaines semaines, nous pourrons envisager des assouplissements progressifs dès mars, a-t-il ajouté.

Nous pourrons ainsi détecter rapidement les foyers de l’épidémie.
Marcel Tanner, épidémiologiste suisse

Ce sera possible aussi grâce à la vaccination de la plupart des personnes à risque, a déclaré M. Tanner. La sortie pas à pas concernera d’abord l’enseignement. Les contacts dans les universités et les hautes écoles peuvent être réduits par des mesures simples lors de cours en présentiel.

Les commerces et les restaurants figurent aussi tout en haut de la liste, a précisé le chercheur. Les contaminations se produisent rarement dans les magasins, mais plutôt sur le chemin qui y mène et aux heures de pointe. En revanche, il faudra sans doute attendre pour les grandes manifestations, selon l’épidémiologiste, qui a été membre de la task force scientifique de la Confédération jusqu’à fin janvier.