Deux puissantes explosions font au moins 49 victimes à Jos au Nigeria

Deux puissantes déflagrations ont eu lieu dimanche dans la ville de Jos au Nigeria. Les causes de ces explosions qui ont fait au moins 49 victimes, ne sont pour l'heure pas connues.
25 août 2015, 16:09
Le même jour un attentat dans une église chrétienne a fait au moins cinq victimes.

Deux explosions, l'une près d'un centre commercial et l'autre à proximité d'une mosquée, ont fait au moins 49 morts et 47 blessés dimanche soir, a indiqué lundi la principale organisation de secours du pays. Le drame est survenu à Jos, dans le centre du Nigeria.

Ces explosions, dont les circonstances n'ont pas été précisées, surviennent après une demi-douzaine d'attaques sanglantes perpétrées depuis mercredi dans le nord-est du pays. Celles-ci sont attribuées au groupe islamiste Boko Haram.

La première explosion s'est produite à 21h14 (22h14 en Suisse) dans un centre commercial situé près d'un arrêt de bus et de l'université de Jos. La seconde a eu lieu quatre minutes plus tard, près d'une mosquée très fréquentée.

Les deux attaques n'ont pas été revendiquées. Jos, capitale de l'Etat de Plateau en proie à de profondes divisions religieuses, est régulièrement la cible d'attaques de Boko Haram. En février, une double explosion dans une gare routière de la ville avait fait au moins 17 morts.

Le Plateau, situé en plein sur la frontière entre le Sud nigérian majoritairement chrétien et le Nord musulman, a connu des vagues de violences religieuses durant la dernière décennie. Celles-ci ont coûté la vie à des milliers de personnes.

Les attaques s'intensifient

Boko Haram n'a cessé d'intensifier ses attaques dans le nord du Nigeria depuis l'entrée en fonction du nouveau président Muhammadu Buhari le 29 mai. Depuis cette date, près de 500 personnes ont péri dans les violences dans des fusillades, des explosions et des attentats-suicide, selon un décompte de l'AFP.

Dimanche, un kamikaze s'était fait exploser dans une église de la ville de Potiskum, dans l'Etat de Yobe (nord-est), tuant cinq fidèles. La semaine dernière, les islamistes avaient pris d'assaut plusieurs villages près du lac Tchad, tuant plus de 150 fidèles en train de prier dans des mosquées.

Le président Buhari s'est engagé dimanche à en finir avec l'insurrection armée de Boko Haram "le plus rapidement possible". Il a estimé que "les terroristes qui s'attaquent à nos lieux de culte ont délibérément déclaré la guerre à nos valeurs et doivent être combattus avec toute notre force et notre détermination".