Grève féministe: plus de 500 femmes se mobilisent contre les inégalités croissantes

Samedi, elles étaient plus de 500 femmes dans toute la Suisse à se réunir en ligne pour établir l’agenda féministe de 2021.
30 janv. 2021, 19:55
Depuis mars 2020, la pandémie de coronavirus exacerbe les inégalités sociales, économiques et de genre, ont dénoncé les participantes (ARCHIVES).

Plus de 500 femmes de toute la Suisse se sont réunies en ligne samedi afin d’adopter l’agenda féministe pour 2021. Depuis mars 2020, la pandémie de coronavirus exacerbe les inégalités sociales, économiques et de genre, ont-elles dénoncé.

Les Assises romandes de la Grève féministe et des femmes ont réuni plus de 300 femmes côté romand et au total plus de 500 dans toute la Suisse, indique la Coordination romande de la grève féministe et des femmes dans un communiqué. Elles ont fixé l’agenda de mobilisation féministe pour 2021.

«Le 14 juin 2021, Covid ou pas, nous serons là! Visible·x·s et bruyante·x·s, mobilisée·x·s en occupant l’espace en fonction de la situation sanitaire», indique le communiqué. Les femmes, personnes trans et non binaires sont appelées à se mobiliser, deux ans après les rassemblements qui avaient regroupé plusieurs centaines de milliers de personnes.

 

 

Des ateliers étaient organisés sur cinq thèmes du manifeste féministe durant la réunion, notamment la hausse de l’âge de la retraite des femmes. Les collectifs de la grève féministe ont exprimé leur colère au lendemain de la décision de la commission de la sécurité sociale du Conseil des Etats d’accepter un relèvement de l’âge de la retraite des femmes dans le cadre de la réforme AVS 21.

Parmi les autres thèmes abordés figurent un plan de lutte contre les violences sexistes, la mobilisation contre l’initiative anti-burqa, le soutien au mariage pour tous et le soutien à la Grève pour l’avenir du 21 mai, initiée par le mouvement de la Grève du climat. Une déclaration de solidarité avec les femmes polonaises a par ailleurs été émise pour les soutenir dans la lutte pour leur droit à l’avortement face au «gouvernement réactionnaire polonais».