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Initiative contre le remboursement de l'avortement largement combattue

Lancée par un comité composé de membres de l'UDC, du PDC, du PEV et de l'UDF, l'initiative contre le remboursement de l'avortement devra faire face à un large front d'opposants. La campagne bat son plein.

12 déc. 2013, 12:50
Des participants marchent avec des affiches lors d'une action pour que la prise en charge des interruptions de grossesse (IVG) par l'assurance-maladie ne soit pas remise en cause, ce mardi 10 decembre 2013 sur la Place de la Palud a Lausanne. Plusieurs association vaudoise ont lances la campagne contre l'initiative populaire federale "financer l'avortement est une affaire privee", en votation le 9 fevrier 2014. (KEYSTONE/Aline Staub)

L'initiative populaire "financer l'avortement est une affaire privée" devra faire face à un large front d'opposants. Un comité interpartis d'opposants issus des rangs du PLR, des Femmes UDC, des Femmes PDC, du PBD, des Vert'libéraux, du PS et des Verts a lancé jeudi sa campagne contre le texte soumis en votation le 9 février.

Les arguments des promoteurs du texte sont "hypocrites", dénoncent les représentants du comité dans un communiqué. L'initiative ne porte en fait pas sur le financement de l'avortement ou sur un allègement des coûts du système de santé. Elle constitue "bel et bien une attaque frontale" contre le régime du délai, qui autorise une intervention dans les douze premières semaines de grossesse.

L'argument financier des initiants "est tout sauf solide". Seul 0,03% des frais couverts par l'assurance maladie de base découle de l'interruption volontaire de grossesse (IVG). En outre, une partie importante des coûts est "déjà prise en charge par les femmes".

Dangers pour la santé

Si l'avortement était exclu des prestations remboursées, de nombreuses femmes risqueraient de prendre des pilules "dangereuses achetées sur internet". Elles passeraient plus fréquemment à l'acte sans avoir consulté un médecin.

Leur santé s'en verrait menacée. Les caisses maladie devraient assumer des coûts plus élevés que ceux entraînés actuellement par les interruptions de grossesse.

Aujourd'hui, le financement de l'IVG par l'assurance maladie obligatoire garantit la solidarité en faveur des femmes qui se trouvent dans cette "situation extrême et difficile". En payant leurs primes, les hommes prennent en outre leurs responsabilités, soulignent les opposants.

Le régime du délai, en vigueur depuis octobre 2002, a dépénalisé l'IVG. Plus de 70% de la population l'a approuvé en votation. Il enjoint le médecin à s'entretenir de manière approfondie avec la femme et lui remettre un dossier contenant des listes de centres de consultation gratuits, d'associations pouvant apporter un soutien moral ou financier et des possibilités de faire adopter l'enfant.

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