Invasion du capitole par des pro-Trump: la Suisse condamne les violences

Par les mots de son président Guy Parmelin, le Conseil fédéral se dit «consterné» par l’invasion à Washington mais garde sa confiance aux institutions américaines. Le chef de la diplomatie suisse Ignazio Cassis a lui aussi partagé un tweet.

07 janv. 2021, 11:02
/ Màj. le 07 janv. 2021 à 13:20
Le président de la Confédération est "consterné par les évènements qui ont conduit à la mort de plusieurs personnes à Washington."

Les violences au Capitole ont été condamnées tout autour du globe. Berne s’est jointe jeudi au cortège. Le gouvernement s’est dit consterné et les présidents des Chambres fédérales ont qualifié les évènements d’atteinte à l’Etat de droit.

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C’est sur Twitter que le président de la Confédération a pris la parole. «Le Conseil fédéral est consterné par les évènements qui ont conduit à la mort de plusieurs personnes à Washington», a déclaré Guy Parmelin. «Nous avons cependant confiance dans la force des institutions américaines.»

 

 

«Une transition pacifique pourra avoir lieu vers la nouvelle administration selon les règles prévues par le droit et la Constitution des Etats-Unis», a-t-il poursuivi. «La démocratie américaine est un bien précieux pour notre pays et nos concitoyens parce que nous partageons ses valeurs.»

Le ministre des affaires étrangères Ignazio Cassis s’est également fendu d’un tweet aux teneurs similaires. «La liberté, la démocratie et la cohésion nationale sont des biens précieux. Ils doivent être entretenus. Je condamne toute attaque à leur encontre.»

 

 

Adaptation continue de la sécurité

Toujours sur le réseau à l’oiseau bleu, les présidents du National, Andreas Aebi (UDC/BE), et du Conseil des États, Alex Kuprecht (UDC/SZ), ont aussi condamné les incidents, les qualifiant d’atteinte à l’Etat de droit. Les choix démocratiques doivent être acceptés, ont-ils écrit. La démocratie est une réalisation fragile qui doit être protégée et défendue.

 

 

Contacté par Keystone-ATS, Andreas Aebi a encore salué la réaction rapide du Parlement américain. «La reprise de la séance quelques heures seulement après l’assaut est signal fort et positif pour la démocratie.»

Une telle interruption pourrait-elle aussi se dérouler en Suisse? La question se pose naturellement, a reconnu le Bernois. Et d’assurer que les dispositifs de sécurité du Parlement sont continuellement adaptés aux évènements en cours. Mais «je ne peux pas en dire plus».

«Choquant et inquiétant»

Pour la présidente du groupe d’amitié parlementaire Suisse – Etats-Unis, Christa Markwalder (PLR/BE), l’évènement est «choquant et inquiétant» pour plusieurs raisons. Premièrement, le président sortant Donald Trump a incité les manifestants à agir.

L’assaut du Capitole est par ailleurs une attaque envers le temple de la démocratie américaine et un miroir du comportement profondément antidémocratique de ses auteurs, a poursuivi la députée. Dernier point: des personnes ont perdu la vie. La Bernoise dit en outre ne pas comprendre comment la police a pu se laisser surprendre de la sorte.