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La station de Grimentz sous le choc après un homicide

Alertée lundi soir, la police cantonale valaisanne a trouvé le corps sans vie d'un jeune cuisinier dans son appartement de Grimentz. Un individu a été interpellé.

04 juin 2013, 20:07
C'est dans ce bâtiment, au centre de Grimentz, que le drame s'est produit.

La station de Grimentz est sous le choc. Un homicide a été commis lundi soir au cœur du village, faisant une victime. Il s’agit d’un cuisinier français d’une trentaine d’années, qui travaillait pour l’établissement familial des Becs-de-Bosson. Un individu a été interpellé et placé en détention provisoire. L’agresseur présumé est un jeune Portugais de 21 ans. Tout le secteur a été bouclé mardi pour les investigations. L’office régional du Valais central du Ministère public a ouvert une instruction pour meurtre.

Vive altercation

Le drame s’est produit dans l’appartement de la victime, situé dans l’immeuble Lona C, au départ des remontées mécaniques de Grimentz. La police cantonale a été alertée lundi soir vers 22h45 d’une altercation. Elle est intervenue sur les lieux et a découvert le corps d’un homme sans vie, poignardé.

Affaire de drogue? Affaire d’argent? Les circonstances de cette tragédie demeurent floues actuellement. "D’énormes investigations sont en cours. L’origine du drame n’est pas encore clairement établie. Je peux confirmer qu’il y a bien deux protagonistes dans cette affaire. Peut-être ces personnes se connaissaient-elles? En tous les cas, elles sont établies dans la région", relève Olivier Elsig, premier procureur du Valais central.

Un employé sans histoires

La victime travaillait depuis une année pour l’hôtel et restaurant des Becs-de-Bosson. Il avait également exercé quelques années dans d’autres établissements du val d’Anniviers. C’était un salarié sans histoires. "Il était professionnel, sympathique, toujours à l’heure, sans problème d’alcool. Mais on ne connaît pas la vie privée de nos employés", explique la gérante de l’établissement. Selon "20 Minutes", le saisonnier allait bientôt être papa. Le restaurant était fermé depuis le 31 mai et devait rouvrir fin juin. "Notre cuisinier était en vacances. Il m’a dit vouloir passer quelques jours à Zermatt, avant de rentrer chez lui en France", ajoute la gérante. L’agresseur présumé n’habitait plus la station de Grimentz. Il avait travaillé un certain temps au magasin d’alimentation du village.

Ce mardi, le village de Grimentz s’est réveillé choqué par le drame. Une ambiance lourde que les volets clos – nous sommes entre-saison – n’ont fait qu’accentuer. Dans le secteur où s’est jouée la tragédie, on préfère le silence plutôt que les témoignages. Un trio de retraités fribourgeois a appris la nouvelle dans la matinée. "Nous sommes sous le choc. Nous venons régulièrement à Grimentz pour son calme et sa tranquillité."

Année noire

Le Valais est peu habitué aux affaires de meurtres. Mais l’année 2013 fait exception. "C’est une année noire. Il y a eu plusieurs homicides, dont celui de Daillon. Statistiquement, le Valais connaît des années sans homicide", souligne Jean-Marie Bornet, chef information et prévention de la police cantonale. Selon lui, on ne peut pas affirmer qu’il y ait une recrudescence de ce type de cas dans notre canton.

Toute personne susceptible d'avoir constaté un comportement singulier en lien avec ces faits est invitée à contacter la police cantonale au 027 326 56 56.

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