Le Conseil national ne veut pas d'un congé dès le vendredi soir

Le Conseil national ne souhaite pas permettre aux recrues de partir en week-end dès le vendredi soir.

15 déc. 2015, 12:45
Le congé s'étend généralement du samedi matin au dimanche à minuit.

Pas question de faire toujours débuter vendredi soir les congés de week-end des recrues. Le Conseil national juge le système actuel déjà assez souple et a rejeté mardi par 120 voix contre 67 une motion du conseiller national Jean-Paul Gschwind (PDC/JU).

Un week-end entier doit permettre à la recrue de se ressourcer. Un départ le vendredi soir serait notamment bienvenu pour les soldats qui doivent rejoindre leurs pénates à l'autre bout du pays, comme les Jurassiens qui font du service au Tessin, a fait valoir M. Gschwind. Mieux, on éviterait, selon lui, les beuveries en caserne dans l'attente du congé.

Pour compenser les heures d'instructions perdues, il faudrait augmenter l'école de recrues de trois semaines, a fait valoir le ministre de la défense Ueli Maurer. Selon lui, le système actuel est assez souple.

Le congé s'étend, en règle générale, du samedi à 8h au dimanche à minuit. Le commandant d'une école de recrues peut toutefois récompenser certains militaires en les autorisant à partir le vendredi à midi. Il peut aussi autoriser la mise en congé d'une partie des cadres le vendredi soir si la marche du service le permet.

Il est en outre possible de laisser s'en aller les recrues le vendredi à 18h s'ils sacrifient une sortie prévue durant la semaine. Si la mise en congé n'intervient pas avant samedi à 12h, le retour peut être reporté au lundi.

Le National ne veut pas transiger sur les abris PC

La Suisse doit continuer d'assurer une place en abri PC par habitant. Le National a rejeté mardi par 96 voix contre 90 une motion de Yannick Buttet (PDC/VS) demandant d'en réduire le nombre et d'augmenter le temps nécessaire pour s'y rendre.

Selon le Valaisan, le temps de la Guerre froide est terminé. Il ne s'agit plus de pouvoir accueillir toute la population dans des abris pour assurer sa survie mais de faire face à d'éventuelles catastrophes. Mieux cibler les besoins permettrait d'éviter les dépenses surfaites pour les privés et les collectivités publiques.

Le Parlement a refusé de franchir le pas en 2011, a fait valoir le ministre de la défense Ueli Maurer. Selon le Conseil fédéral, il faut maintenir le parc actuel tout en allégeant la charge financière des propriétaires d'immeubles et des pouvoirs publics. Le temps maximal pour se rendre à pied dans un abri est de 30 minutes, voire 1h si les conditions topographiques sont difficiles.