Le Conseil national veut conserver les tirs obligatoires

Une large majorité de conseillers nationaux a rejeté une initiative demandant l'arrêt des tirs obligatoires ce jeudi. L'initiative visait également à pousser les soldats à déposer leur arme après leurs tirs.

21 mars 2013, 19:43
breuleux

Les tirs obligatoires sont utiles du point de vue militaire. Fort de cet avis, le National a enterré jeudi par 91 voix contre 66 une initiative parlementaire visant à les supprimer et à forcer les soldats à déposer leur arme à l'arsenal après leur service militaire ou cours de répétition.

Ces exercices jouent un rôle essentiel dans la formation des soldats, a fait valoir Yvan Perrin (UDC/NE), au nom de la commission opposée à l'initiative du groupe vert'libéral. Ils leur permettent de vérifier que leur arme fonctionne et qu'ils savent l'utiliser.
 
De plus, les citoyens ont refusé il y a deux ans à 56,3% une initiative populaire qui voulait empêcher les Suisses de garder leur fusil chez eux. Forcer les soldats à rendre leur arme personnelle reviendrait à détourner cette décision claire, a critiqué Yvan Perrin. Et il est déjà possible de déposer son arme volontairement à l'arsenal.
 
Le PVL a plaidé en vain pour la suppression des tirs obligatoires. Se coucher par terre et tirer sur une cible située à 300 mètres est une activité complètement dénuée de sens à l'heure actuelle pour un soldat, a argumenté Beat Flach (PVL/AG), pourtant grand amateur des clubs de tirs. Selon lui, il n'appartient pas à l'armée de favoriser ce sport.
 
Supprimer cette tradition permettrait d'économiser les 9,5 millions de francs versés chaque année aux société de tir, a ajouté Roland Fischer (PVL/LU). En vain.