Le droit de vote à 16 ans à nouveau recalé en commission

Alors que le Conseil des Etats et le Conseil national avaient donné leur feu vert, la commission des institutions politiques du Conseil national a rejeté vendredi le droit de vote à 16 ans grâce à la voix de son président. Selon elle, la majorité des cantons ne sont pas favorables à un tel élargissement.
05 nov. 2021, 16:51
Actuellement, il faut avoir 18 ans révolu pour pouvoir voter en Suisse au niveau fédéral.

La commission des institutions politiques du National persiste. Elle ne veut pas abaisser le droit de vote à 16 ans. Par 12 voix contre 12 et une abstention, elle propose de justesse de classer l’initiative parlementaire de Sibel Arslan (Verts/BS).

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Les députés avaient donné leur feu vert. Tout comme la commission soeur du Conseil des Etats. Un projet de loi devait être élaboré. La commission du National en a toutefois décidé autrement, grâce à la voix prépondérante de son président.

Le droit de vote et le droit d’être élu ne devraient pas être accordés à des âges différents, argumente-t-elle vendredi dans un communiqué. De plus, les cantons sont plutôt défavorables au droit de vote dès 16 ans. Pour une minorité, le processus politique devrait se poursuivre. Un projet visant à mettre en œuvre l’initiative parlementaire devrait être mis en consultation.

La Session des jeunes, réunie actuellement à Berne, évoque dans un communiqué une «claque» pour la jeunesse. Elle estime nécessaire et urgent d’abaisser l’âge du droit de vote, notamment pour compenser le vieillissement de la démocratie suisse.

Jeunes intéressés par la politique

Dans son texte, Sibel Arslan estime que les jeunes de 16 ans sont très intéressés par la politique. Ils ont envie de participer et bénéficient de l’éducation politique nécessaire.

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La participation aux élections et aux votations constituerait un bon point de départ pour l’engagement dans la vie politique, poursuit la députée. Les jeunes pourraient ensuite bénéficier du droit d’être élus au moment où ils atteignent la majorité civile.