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Le Nomes ouvre un nouveau chapitre de la politique européenne

Les délégués du Nouveau Mouvement européen de Suisse (Nomes), réunis samedi à Berne, ont élu une équipe dirigeante chargée d'ouvrir un nouveau chapitre de la politique européenne.

10 mai 2014, 19:11
Le Nouveau mouvement européen suisse (Nomes) doit définir le 10 mai la succession de sa présidente Christa Markwalder (PLR/BE). Le comité directeur proposera une coprésidence à l'assemblée générale.

Le Nouveau Mouvement européen de Suisse (Nomes) veut ouvrir un nouveau chapitre de la politique européenne. Ses délégués ont pour ce faire élu samedi à Berne une nouvelle direction chargée de prendre la tête de la lutte contre l'isolement de la Suisse amorcé le 9 février. Ils ont plébiscité une résolution exigeant notamment un nouveau vote.

Depuis le 9 février et le oui à l'initiative sur l'immigration qui remet en cause de manière irrévocable les accords bilatéraux avec l'UE, la Suisse se trouve face à un dilemme, écrit le Nomes dans un communiqué. Face à Christoph Blocher et son nouveau mouvement (Europe non), le Nomes est le seul mouvement à s'engager activement pour l'adhésion de la Suisse à l'UE.

A l'occasion des Etats généraux européens qui ont succédé à la partie statutaire samedi, quelque 220 personnes issues de la politique, de la diplomatie, de l'administration, du Parlement et des universités ont entendu l'ex-conseiller fédéral Moritz Leuenberger avant de voter une résolution. Celle-ci doit affirmer que la passivité générale dans le domaine des questions européennes appartient au passé, écrit le Nomes dans un communiqué.

Nouvelle votation populaire

Elle demande aux parlementaires de préparer un nouveau vote populaire qui permette à la Suisse de sortir de l'impasse actuelle et dont les chances de succès ne soient pas affaiblies par des complexités, notamment institutionnelles. Le Conseil fédéral est pour sa part invité à tenir un langage de vérité qui ne masque pas les conséquences graves du 9 février et montre enfin l'importance et la valeur de l'UE pour la Suisse.

Le Nomes attend des gouvernements cantonaux qu'ils se battent pour rétablir la libre circulation des personnes. Aux partis politiques, il demande de quitter les jeux tactiques pour affronter sans peur les dérives nationalistes.

François Chérix coprésident

Pour mener son combat, deux coprésidents succèdent à Christa Markwalder (PLR/BE) qui, après huit ans à la présidence, la cède pour se consacrer à la prochaine présidence du Conseil national. Le duo sera composé du conseiller national Martin Naef (PS/ZH) et du Vaudois François Cherix, actuel vice-président et membre fondateur du Nomes.

Ces deux personnalités "sont en mesure de multiplier leurs capacités d'actions dans leurs zones d'influences respectives, tant au Parlement que dans l'opinion", écrit le Nomes. Ce binôme sera appuyé par quatre vice-présidences: la conseillère nationale Aline Trede (Verts/BE), Sebastian von Graffenried, président de la YES, l'organisation de jeunesse du Nomes, le Tessinois Jacques Ducry, actuel vice-président du mouvement, ainsi que Sabrina Hofer.

Enfin, le comité directeur sera élargi à vingt membres. L'ensemble de ce dispositif souhaite accroître la visibilité et l'action du Nomes "pour ne pas abandonner la Suisse aux mains des isolationnistes".

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