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Le Parti socialiste suisse dit non à la loi sur l'asile et oui à celle sur les épidémies

Réunis en assemblée à Soleure, les délégués du PS ont balayé le texte sur la révision de la sur l'asile à 170 voix contre 2. Ils ont par ailleurs soutenu la loi sur les épidémies par 163 contre 6 voix.

02 mars 2013, 16:43
Les délégués du PS et leur président Christian Levrat (centre) ont massivement refusé la révision de la loi sur l'asile à Soleure. Ils ont en revanche soutenu la loi sur les épidémies.

Les socialistes s'opposent à la révision de la loi sur l'asile, soumise au peuple le 9 juin prochain. Réunis en assemblée à Soleure, les délégués du PS ont balayé ce texte par 170 voix contre 2. Ils ont en outre soutenu la loi sur les épidémies par 163 voix contre 6.

En décembre dernier, le PS avait décidé en assemblée de ne pas soutenir le référendum contre les mesures urgentes inscrites dans la révision de la loi sur l'asile. La majorité des délégués avait estimé qu'une campagne de votation sur ce sujet serait contre-productive car elle pourrait tourner à une campagne contre les requérants d'asile et les étrangers.

Le référendum des Jeunes Verts et des chrétiens-sociaux ayant entretemps abouti, le PS s'engage désormais dans le camp du "non". Les délégués ont suivi l'avis de la direction du parti, présenté par la vice-présidente et conseillère nationale st-galloise Barbara Gysi. Aux Chambres fédérales, le groupe socialiste s'était déjà opposé à la révision.

Limitées à trois ans

Les mesures urgentes contestées par la gauche prévoient la suppression des demandes d'asile dans les ambassades suisses, la non-reconnaissance de la désertion comme motifs d'asile et la création de centres spéciaux pour requérants récalcitrants. Entrées en vigueur en septembre dernier, elles sont limitées à trois ans et resteront valables au moins jusqu'à fin 2013.

Le parlement a par ailleurs adopté en décembre dernier un nouveau durcissement de la loi sur l'asile. Ce dernier prévoit de supprimer l'aide sociale pour les requérants déboutés. En outre, ceux qui auront triché ou commis un délit seront pénalisés. Aucun référendum n'a pour l'heure été lancé à ce sujet.

Samedi, les socialistes ont en outre approuvé la loi sur les épidémies, soumise au peuple en septembre, au plus tôt. En cas de "oui" dans les urnes, la Confédération définira des axes et des buts stratégiques pour prévenir les épidémies. Les cantons resteront compétents pour l'exécution. Les référendaires qui ont déposé leurs signatures la semaine dernière rejettent une "centralisation abusive".

Oui absolu l'initiative "AVSplus"
 
 Le PS soutient le lancement par l'USS de l'initiative "AVSplus" réclamant une augmentation de 10% des rentes vieillesse. En présence de leur ministre des assurances sociales Alain Berset, les socialistes ont suivi leur comité directeur.

Les délégués ont dit "oui" à l'unanimité au lancement de l'initiative de l'Union syndicale suisse (USS). La récolte des signatures devrait commencer avant l'été. Le sénateur st-gallois et président de l'USS Paul Rechsteiner a appelé à mettre fin à "dix années perdues pour l'AVS" suite à l'échec des libéraux-radicaux Pascal Couchepin et Didier Burkhalter à la tête du Département fédéral de l'intérieur.

Augmentations de 200 et 350 francs

L'initiative doit permettre de faire face à la paupérisation de nombreux retraités et remplacer le système des prestations complémentaires, jugé inefficace par le PS. Une hausse de 10% des rentes AVS constitue en moyenne une augmentation de 200 francs par mois pour une personnes seule et de 350 francs pour un couple, versée à tous les rentiers sous la forme d'un supplément.

Le Parti socialiste veut financer une partie du coût de 3,6 milliards de francs de cette hausse des rentes AVS en introduisant un impôt fédéral sur les successions. Une initiative en ce sens a été déposée à la mi-février, lancée par le Parti évangélique, le PS, les Verts, le Parti chrétien-social et l'USS. Le reste pourrait être couvert par un relèvement de 0,55% des cotisations salariales employeurs et salariés.

Transparence

Face aux délégués, le ministre socialiste des assurances sociales Alain Berset a souligné la nécessité de flexibiliser l'âge de la retraite. Il a aussi exigé la transparence dans la gestion des cotisations du 2e pilier.

Appelant à une évolution de l'Etat social, le Fribourgeois a rappelé que la prévoyance vieillesse constitue un "contrat social" et ne se résume pas à des "considérations techniques". Le niveau des prestations doit être maintenu, a-t-il soutenu. "Après la débâcle de la crise financière, la chance est historique car beaucoup se rendent compte de l'importance de la cohésion sociale".

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