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Le vélo pourrait bien se glisser dans la Constitution

Le vélo a de bonnes chances d’être inscrit dans la Constitution. Après le Conseil des Etats, le National a reconnu, hier, ses vertus dans la mobilité douce. Il a cependant préféré un contre-projet moins contraignant à l’initiative «Pro Velo».

02 mars 2018, 00:01
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Le contre-projet direct du Conseil fédéral reprend les buts de l’initiative. Il encourage la création d’un réseau de voies cyclables en Suisse, mais sans mesures contraignantes pour les cantons et les communes. La Confédération pourra, mais ne devra pas, coordonner la promotion du vélo.

«Tout le monde s’accorde sur les bienfaits de la petite reine, que ce soit pour résoudre les problèmes de trafic en milieu urbain, pour la santé et pour l’environnement», a résumé, pour la commission, Jacques-André Maire (PS, NE).

Inutile pour l’UDC

Une majorité de droite a rejeté, par 121 voix contre 61, l’initiative de la faîtière des cyclistes, privilégiant le contre-projet par 120 voix contre 67. Déposée en mars 2016, l’initiative «Pour la promotion des voies cyclables et des chemins et sentiers pédestres» veut mettre sur pied d’égalité l’aménagement destiné aux cyclistes et celui réservé aux piétons.

«Si on veut reconnaître le rôle de la bicyclette, il faut s’en donner les moyens et octroyer plus de compétences à la Confédération», a argumenté Lisa Mazzone (Verts, GE).

Mais plusieurs orateurs UDC se sont justement montrés hostiles à trop de compétences données à la Berne fédérale. «On s’ingère trop avant dans les compétences cantonales et communales», selon Thomas Hurter (UDC, SH). Pour lui, tant l’initiative que le contre-projet sont inutiles. Il craint plutôt une augmentation des conflits entre piétons et cyclistes.

Pour la cheffe du Département fédéral des transports Doris Leuthard, la revendication de fond de l’initiative est légitime. Il est bon que la Confédération continue d’intervenir à titre subsidiaire, comme l’a montré la pratique, depuis 40 ans, pour les chemins pédestres.

Retrait de l’initiative?

Le contre-projet est soutenu par de nombreuses associations, dont le TCS. Son coût est modeste pour la Confédération: un peu plus d’un million de francs par année et 1,5 poste. Le nouveau Fonds pour les routes nationales et le trafic d’agglomération (Forta) pourra être utilisé dans le cadre du trafic d’agglomération.

Les initiants ont indiqué adhérer au contre-projet, un retrait de leur texte n’est donc pas exclu. ATS

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