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Les militaires pressés de lâcher le pouvoir au Burkina Faso

Les grandes puissances menacent les putschistes de sanctions s'ils n'assurent pas une transition démocratique.

04 nov. 2014, 00:01
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On voit d'abord de longues files de motos bien garées et des jeunes gens qui s'activent pour aider les voitures à trouver un parking. Et puis, une foule dense qui entre et sort, comme d'un stade, à travers le portail défoncé de la villa. L'ancienne maison de François Compaoré, le frère du président déchu, est le lieu le plus visité de Ouagadougou. Quatre jours après la fuite du maître des lieux en Côte d'Ivoire, il ne désemplit pas. Il ne reste pourtant plus grand-chose de cette grosse demeure bourgeoise en carrelage verdâtre de ce quartier chic. Tout a été pillé, jusqu'aux fenêtres et aux boutons électriques. Mais on continue à venir, chacun emportant un nouveau bout de béton pour symboliser la liberté, comme les Allemands avec le mur de Berlin.

"Vous avez vu ce luxe! Six salles de bains!", s'égosille une dame. Un homme s'extasie de rage devant la piscine...

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